LES EAUX-NEUVES 6
« Les pensionnaires pudiques »
L’EPOQUE 2019/65
Du furet passé entre les lignes les pages ont débouché, pétillant, le vin d’une nouvelle vendange, davantage à quatre mains. Comme on voit le rempart s’élever pour tenir l’oiseau à l’abri des flèches, l’arbre est venu se dépouiller pour nager dans sa propre sève. Bivalent fluide d’accouplement. L’automne a mis la mer, la campagne, leurs crêtes moutonneuses, vaches aux pis transsibériens, maisons mimétiques, pierres levées, herbes aromatiques et arbres à médecine en résidence au bassin métaphysique des Eaux-Neuves.
Tu m’as placée
Aimée reconnaissable
A la main unique qui lui va
Dans l’axe végétal
Avec une urgence nouvelle dans l’accent
Etait-ce pour percer le secret
Dense de l’eau pensive
Ou recoudre l’échancrure
De mots sans éclats?
Consentie et embrassée
l’inépuisable lecture
Trouve sa rive sur les prunelles
Nues du printemps Pole
Hérissé du complice
Où le cou cercle la bouche
Boucle nourrie des sens
A habiter en pensionnaires pudiques
Avant de s’en remettreau genou
Lustré des lendemains
Barbara Auzou.
Le paysage baigne à la base d’un travail de renouveau pour la verticale à ériger en suivant le fil-à-plomb des seins que l’haleine du chien fait rouler jusqu’à la cale. Chair fruitière de la matrice primordiale.
Lucide l’enfant assure son rire
Lui laissant l’éclat de sa cascade dans l’écume des jours
Barbara à cheval et à l’encre, vibrante guitare.
Niala-Loisobleu – 10 Décembre 2019

LES EAUX-NEUVES 6 – « Les pensionnaires pudiques » – L’EPOQUE 2019/65
Niala – Acrylique s/toile 70×70
A ne porter qu’un grand manteau où s’engouffre le vent j’ai vu le visage de la soie devenir fleur nue, tulipe du regard et mon role s’ancre à cru dans ces Eaux-neuves. Pour aujourd’hui et pour demain…
Je te dis mon merci dont tu connais la teneur profonde…
Rut des Grands-Manteaux
l’oiseau rigole
en caniveau
à dada sur la mer…