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Mots d’Encre 10

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Mots d’Encre 10

Finir dans le silence d’un cri qu’on avait commencé, ne laisse qu’un témoignage de bonne vision d’ensemble des choses de la vie. Aimer jusqu’au bout sans trahir, est à mes yeux une légion d’honneur autre que le hochet pour lequel l’homme se prostitue. Cet homme veule qui anémie et contamine un univers sain et merveilleux au départ, pour en faire un ensemble épars, démantelé n’ayant que désir de tout dévorer.

Le serpent était bien réel au départ, c’est l’Arbre qui a été représenté en faux.

Mon Arbre reste cette entité du départ.

Ses fruits ont l’innocence du puits.

D’autres mots viendront de l’encre qui m »habite. Le grand A du mot Amour est toujours la m’aime lettre ornée. Le seul mot qui en français ne peut jamais prendre de majuscule est « garce ». Il a, je le regrette un emploi permanent dans un choix de sens hélas fort nombreux. Là où le temps se fait cartes postales, on voit bien des navigateurs de comédie périr à tout jamais. Je n’ai pas d’ex-voto pour ses courses trompeuses où les chevaux sont drogués. Le malheur qu’on affiche en gros titres à la hune, est tellement étranger à celui de millions d’individus qui n’en disent pas le premier mot, qu’on ne fait en vérité que parler pour ne rien dire.

Je t’aime et je t’aimerai de ton creux vibrant, jamais pour ton vide tonitruant.

Niala-Loisobleu – 24 Juillet 2017

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Mots d’Encre 10 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé, encadré s/verre 18<24

Dernière oeuvre de cette Série

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Mots d’Encre 9

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Mots d’Encre 9

 

Espèce d’arrêt sur image, pas besoin de faire venir la femme de ménage, suis assez grand pour nettoyer le velléitaire qui se glisse jusque dans la prévision météo tellement c’est devenu un usage de se goberger à faire croire qu’o a tout corrigé de ce qui pouvait ne pas aller. L’illusion a pris l’humain pour lui pardonner son déni de ce qui fait l’humanité d’un être. Se faire passer pour, tout en restant dans la désagrégation de la planète, c’est ça le must. Genre j’balance mes déchets dans la mer pour pas salir devant ma porte. Hypocrisie se doit d’être. On a appris il y a longtemps, aux hommes à croire. Seulement qu’à ce qui n’existe surtout pas dans l’acte. L’évangélisation s’y est prise immédiatement dès que le premier dogme a senti le danger de pas prendre le pouvoir. Redonner bonne conscience au menteur voilà l’idée qui a tout de suite parue la meilleure. Et ça marche toujours. La barbarie peut en témoigner. On se revendique de Simone Veille, juste pour devenir plus macho qu’un salaud de mec. N’interroge jamais une enragée du MLF sur la vie de cette vraie femme. Elle te dira, dans le peu qu’elle en sait, que des choses qu’elle a jamais voulu et encore moins pensé. Faire semblant tant que ça n’aura pas cassé, ça sera à l’ordre du jour..

J’suis un vieux con

Je crois en la seule vérité de l’amour. Les poupées gonflables les plus délurées me laissent au milieu de la rue. Pas sur le trottoir où elles racolent du tatouage sous le nombril en lieu et Place des Grands Hommes où naquit La Naissance du Monde. Marre du latex et de tout ce qui gonfle à côté de l’endroit fait pour. L’Arbre à Médecine de l’indien d’Amazonie me fait autrement bander. Si tu vois, c’que j’veux dire. Genre ara qui rit, sarbacane à souffler au fond des trompe, peintures symboliques de ô en bas de la nudité décente.

Je n’aurais d’autre dernier Mot pour Toi ma Muse, que celui de mon Encre.

Niala-Loisobleu – 23 Juillet 2017

 

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Mots d’Encre 9 – 2017 – Niala – Acrylique sur contrecollé, encadré s/verre 18×24

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Mots d’Encre 8

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Mots d’Encre 8

L’été coulant du faîte à la racine, poissait l’étron. Jours de merde à la suite d’une constipation du transit épurateur. Ô Amour si tu n’existais pas, si tu n’étais pas là, présent, rien de la torture du plomb fondu, huile bouillante déversée du haut du rempart ne tenterait de repousser l’espoir au fond du trou. Pétrifié comme en présence des Gorgones, à me regarder fondre au miroir, je quittais la cabane pour faire appel à la peinture sans teint d’abandon. Je hurlerai jusqu’à ma dernière corde vocale tendue au bois de ma résonance axée refus. Mourir oui, mais de la petite-mort. La tête cassée du coup, pendant des cervicales dans le précipice du bas des reins, haletante, une langue chienne remontant au sourd de l’eau ventrale. Et les seins, les sacs , les outres, les dame-jeanne crachées de leur paille giflant l’évanouissement pour me redresser. Amour tu m’arraches de la vésicule pierreuse pour me dissiper la bile d’un caillou blanc, membrane vibrante comme hymen. La lance bien tendue, enfourché à la verticale du galop, quelque soit l’accoutrement du jour sans, mon cheval le pourfendra de part en part dans la lice. L’éclat de la grenade mûre inondant la pulpe fendue.

Niala-Loisobleu – 22 Juillet 2017

 

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Mots d’Encre 8 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé, encadré s/verre 18×24

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Mots d’Encre 6 et 7

Mots d’Encre 6 et 7

Rien d’un feu télégraphiant des plaines de l’Ouest pour m’indiquer les mouvements caniculaires favorables. Non, mais un instinct me télépathissant de tes nouvelles, ma Muse. Les seules qui me font dépasser l’ordinaire. J’ai pris le chemin de l’Atelier, ton frais m’y attendait. Pas la m’aime chaleur, celle de l’Amour. Une qui porte. qui booste, verticalise, dynamise, envole. La couleur m’a fait retrouver mon vivant de cheval, comme un indien paré de toutes ses plumes et peint de son écriture.

 

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Chant des délices de Tsai-Talee

Je suis une plume dans la clarté du ciel
Je suis le cheval bleu qui court dans la plaine
Je suis le poisson qui tourne et brille dans l’eau
Je suis l’ombre que projette un enfant
Je suis la lumière du soir, l’éclat des prairies
Je suis un aigle qui joue avec le vent
Je suis un nœud de grains luisants
Je suis l’étoile la plus éloignée
Je suis le froid de l’aurore
Je suis le rugissement de la pluie
Je suis le scintillement de la croûte de neige
Je suis la longue trace de la lune sur le lac
Je suis une flamme de quatre couleurs
Je suis un champ de sumac et la pomme blanche
Je suis l’angle des oies sauvages dans le ciel d’hiver
Je suis la faim du loup
Je suis le rêve entier de ces choses
Vois-tu, je suis vivant, je suis vivant
J’ai bonne entente avec la terre
J’ai bonne entente avec les dieux
J’ai bonne entente avec tout ce qui est beau
J’ai bonne entente avec la fille de Tsen-tainte
Vois-tu je suis vivant, je suis vivant

N.Scott Momaday/tribu Kiowa (Poésie Amérindienne – Indiens Navajos)

 

 

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Je suis Mots d’Encre 6 et 7,

animal dans l’univers, homme-cheval dans le cosmos. En croupe du Bleu. Je te chevauche Toi ô ma Vie. Poisson à la nage. De ton île de sein à l’estuaire de tes cuisses. Par le ventre battant la danse du feu dans le marécage des oiseaux-marins debout sur leur espoir migratoire. A déchirer les freins, à mordre les impasses, à repousser la triste médiocrité, donnant le baiser généreux des yeux qui voient le chant s’élever. Les petites maisons-blanches ont toujours une table d’hôtes ouverte sur l’âme d’un violon. Ma chambre est une guitare où tes mains tissent l’odyssée dans la constellation du rêve, seule démocratie poétique au centre d’un esprit altruiste.

Niaia-Loisobleu – 18 Juillet 2017

 

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Mots d’Encre 6 et 7 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé, encadré s/verre 30×40

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