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L’EPOQUE 2019/36 – « Rose Campagne »

L’EPOQUE 2019/36 – « Rose Campagne »

 

Voici « Rose Campagne » le trente-sixième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like.

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L’EPOQUE 2019/36 – « ROSE CAMPAGNE »

Niala

Acrylique s/toile 46×38

 

À la fenêtre d’un seul désir

Nous avons roulé notre rosée d’ennui

Dans le répit d’une intimité

Accrue

Et je suis devenue rose

Fendue d’un brun particulier

À ta bouche le seul sourire

Sur lequel le printemps encore délibère

A pris la courbe de l’ébloui

Qu’élide toujours l’ordinaire

On a porté un air de congé sur les choses

Avec ce qu’il faut désormais de ciel

et de soleils lancés à sa poursuite

Pour que le pétale s’invite

Sous nos mains confirmant

L’espace

Et puis l’amour

Barbara Auzou

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L’EPOQUE 2019/34 – « TRANSE-MIGRATION II »

L’EPOQUE 2019/34 – « TRANSE-MIGRATION II »

 

Voici « TRANSE-MIGRATION II » le trente-quatrième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

transe migration 2

 

P1050891

Acrylique s/toile 114 x 81

 

L’Epoque 2019/ Niala

 

Des toits non-négligeables de l’éveil

S’est envolé le désir d’un espace fou

Où bâtir un lieu de haute sensibilité

Et l’amour émigré de contrées en contrées

S’est établi au soleil d’une terrasse blanche

Aussi réelle que le rêve qu’on en fit

 

Ce serait désormais et pour toujours notre sourire désarmé

Aux femmes aux hommes et aux étoiles que ce défi

Qui inventa de nos visages la cohérence

Dans les déclinaisons solaires de l’étreinte

 

Vois sur ce chemin secret qu’il emprunte

L’être collectif lui-même s’est mis à vibrer de joies toutes neuves

Chantant sous l’or sincère de nos vastes prairies

Garde cette main petite et familière qui serre la tienne

C’est une coupe posée hors du temps

Sur une terre d’évidence et sans preuve

Que l’ombre à jamais ignore

 

Barbara Auzou.

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L’EPOQUE 2019/33 – « TRANSE-MIGRATION I »

L’EPOQUE 2019/33 – « TRANSE-MIGRATION I »

Voici « TRANSE-MIGRATION I » le trente-troisième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

transe migration

L’EPOQUE 2019/ 33

TRANSE-MIGRATION I

Acrylique s/toile

116×81

NIALA

Au bout de notre peine escarpée

Aurions-nous un seul instant pensé

Trouver une maison qui nous dise oui aussi passionnément

Qui épouse à la fois l’écriture du vent

Et copie la tendre calligraphie des oiseaux?

D’où venions-nous avec notre esprit ardent

Et l’impulsion de la vérité qu’on portait à même le dos

Pour que notre silence habité

Cause à ce point l’étonnement

Et que la charge espiègle de notre sang

Tout entière se répande dans les vignes?

Dans les feuilles le réseau de nos nerfs comme une insigne

Ploie de longues arcades qui font les printemps

Dans le regard clair des enfants

À qui nous parlons par habitude la douce langue maternelle

Gonflée au buste d’un suc abondant

La gitane de nos matins aux bracelets énergiques

Leur souffle en secret quelque chiffre magique

Menant au sanctuaire d’une vaste quiétude

Initiée et vierge comme une marelle

Barbara Auzou

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L’EPOQUE 2019/32 – « SANGLOTER D’EXTASE LES JETS D’ EAUX »

L’EPOQUE 2019/32 – « SANGLOTER D’EXTASE LES JETS D’ EAUX »

 

Voici « SANGLOTER D’EXTASE LES JETS D’EAUX » le trente-deuxième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

 

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L’Epoque 2019/ Niala

Acrylique s/ toile

116×81

 

 

Ce fut dur ce fut doux

Sur nos genoux brisés d’aiguiser

Nos refus au caillou

Et à la chaux de notre maison blanche

Rouler dans leurs nerfs

Les questions excédées

Qu’on ne se poserait plus guère

Des armoires lourdes libérer

Notre nudité légère avec toute l’eau de ses habitudes

Et de l’être-là dont les choses seules jusqu’ici avaient le privilège

Nous épouserions la similitude franche

Et fêterions sans fanfare à l’épaule nue

Le retour en arpèges de l’unité perdue

 

Combien faut-il d’amours rudes

Et que faut-il qu’on s’impose

Pour égaler en puissance

La simple beauté des choses

Pour initier l’enfant du silence

à la subtilité de tous les échos

Celui de ma tremblante chambre d’écriture

dont tu soupèses le fruit immédiat

au bout de sa branche ivre

Cet autre encore où je bois trempée

de tous tes ciels la couleur rose de tous tes bleus

 

Regarde son sourire d’aurore nous éclabousser le cœur et les yeux

Regarde avec l’humilité de celui qui sait et qui ose

sangloter d’extase les jets d’eaux* dans la fleur primitive

 

 

Barbara Auzou

*  Paul Verlaine, Clair de Lune.