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L’EPOQUE 2019/37 – « LA RACINE DES PIERRES »

L’EPOQUE 2019/37 – « LA RACINE DES PIERRES »

 

Voici « LA RACINE DES PIERRES » le trente-septième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like. 

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L’EPOQUE 2019/37

« LA RACINE DES PIERRES »

NIALA

Acrylique s/toile 61×50

 

Je t’aime comme on habite une maison

Bâtie sur le recul du sens

Avec les muscles avec les tendons

Et ce regard meublé au bois du silence

Qui s’invite dans la pensée nouée de l’intervalle

 

Je ne t’aime pas contre le monde

-On n’aime jamais contre le monde

 C’est dans son autre lenteur que je t’installe

à l’étoffe d’une émotion qui met le sein sur le coeur

Et la douceur dans les frondaisons

Qui te devinent

Et qui te touchent

 

Nous avons assez de soleil dans le sang

Pour assurer la course des racines

Caresser la peau des yeux à l’angle

De la complémentarité

Et puis le duvet des saisons

Allons graver l’instant dans la pierre

Et la pierre dans le temps

Que cette immédiate éternité à nos bouches

Idéales

Abattent les cloisons 

et l’excuse de l’érosion

 

 

 

Barbara Auzou

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L’EPOQUE 2019/36 – « Rose Campagne »

L’EPOQUE 2019/36 – « Rose Campagne »

 

Voici « Rose Campagne » le trente-sixième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like.

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L’EPOQUE 2019/36 – « ROSE CAMPAGNE »

Niala

Acrylique s/toile 46×38

 

À la fenêtre d’un seul désir

Nous avons roulé notre rosée d’ennui

Dans le répit d’une intimité

Accrue

Et je suis devenue rose

Fendue d’un brun particulier

À ta bouche le seul sourire

Sur lequel le printemps encore délibère

A pris la courbe de l’ébloui

Qu’élide toujours l’ordinaire

On a porté un air de congé sur les choses

Avec ce qu’il faut désormais de ciel

et de soleils lancés à sa poursuite

Pour que le pétale s’invite

Sous nos mains confirmant

L’espace

Et puis l’amour

Barbara Auzou

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L’EPOQUE 2019/35 – « Le Miroir Avance »

L’EPOQUE 2019/35 – « Le Miroir Avance »

 

Voici « Le Miroir Avance » le trente-quatrième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like.

 

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L’ÉPOQUE 2019/35

« LE MIROIR AVANCE »
NIALA  
Acrylique sur toile 70×70

 

Quand le soir patiente sur le seuil

Couché fidèlement comme un grand chien

Et que le pouls de la nuit s’effeuille

Dans la couleur extrême du cheveu

Nul ne voit les enfants tremblants

Qui contemplent dans leurs yeux

Précis l’édifice en feu et la permanence du féminin

En toute chose

Ils montent et partagent en secret avec l’espoir délinquant

Chaque rose

Et ils écartent l’obscur du bout de leurs doigts blancs

Blessés blessants touchants touchés soutenant

L’épreuve terrible et douce de la beauté

Ils prodiguent leurs soins à la liane brûlée des hanches

Écument la lave qui emplit les bassins

Et quand vient le matin qui penche sur ses promesses vermeilles

Que le sein dans son miroir avancé

A effectué sa chute superbe hors du temps

Ils allaitent doucement la fauvette de pain blanc

Sous d’insensés silos de soleils

 

Barbara Auzou.

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L’EPOQUE 2019/34 – « TRANSE-MIGRATION II »

L’EPOQUE 2019/34 – « TRANSE-MIGRATION II »

 

Voici « TRANSE-MIGRATION II » le trente-quatrième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

transe migration 2

 

P1050891

Acrylique s/toile 114 x 81

 

L’Epoque 2019/ Niala

 

Des toits non-négligeables de l’éveil

S’est envolé le désir d’un espace fou

Où bâtir un lieu de haute sensibilité

Et l’amour émigré de contrées en contrées

S’est établi au soleil d’une terrasse blanche

Aussi réelle que le rêve qu’on en fit

 

Ce serait désormais et pour toujours notre sourire désarmé

Aux femmes aux hommes et aux étoiles que ce défi

Qui inventa de nos visages la cohérence

Dans les déclinaisons solaires de l’étreinte

 

Vois sur ce chemin secret qu’il emprunte

L’être collectif lui-même s’est mis à vibrer de joies toutes neuves

Chantant sous l’or sincère de nos vastes prairies

Garde cette main petite et familière qui serre la tienne

C’est une coupe posée hors du temps

Sur une terre d’évidence et sans preuve

Que l’ombre à jamais ignore

 

Barbara Auzou.