L’EPOQUE 2020/34: GAÏA

L’EPOQUE 2020/34: GAÏA

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : GAÏA . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

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L’EPOQUE 2020/34″Gaïa »NialaAcrylique s/toile 73×60

J’ai des mains pour te tenir Gaïa

et les mots ne distraient pas le monde

ou si peu pas même le pain chaud

odorant de tes cuisses moites ne leur fera

les yeux clairvoyants ni dans leurs arbres un mieux d’oiseaux

j’ai un pan de mur et d’infini assez haut

pour accueillir tes battoirs à retaper l’esseulement des choses rondes

les calendes du vivre perdues dans un ciel qui fleurit incontinent

viens je te fais un lieu visible se creusant s’évasant

le heurt d’une épaule qui excède le désir

écoute rire

les anémones

les coquelicots

les anémones

les coquelicots

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/32: LES RETRANCHÉES 3

L’EPOQUE 2020/32: LES RETRANCHÉES 3

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-deuxième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES RETRANCHÉES 3 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

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L’EPOQUE 2020/32″Les Retranchées 3″Niala Acrylique s/toile 73×60

Notre silence nous le ramasserons en nous

avec toutes les choses simples lianescentes

capables de nous faire pleurer

tu sais la justice soudain toute nue

ou l’ipomée pourpre entière à son calice

la vérité du fou avec ses promontoires de vallée

où naissent des chevelures et nous sommes si peu

à les voir encore moins à vouloir les peigner

qu’il nous faudra déhaler l’ombre des murs séculiers

je peindrai des volubilis à la limonite de mes doigts

toi tu mettras ta ferveur qui n’est que l’autre nom des fleurs

dans le scaphandre chaud de l’âpre juillet

pour que l’enfant-flûte sans trompette dans la véranda

qui navigue épelle à vif le grand sud de sa vie

et que nous tombions lourds et ravis

dans le bleu repos de son partage

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/31: LES RETRANCHÉES 2

L’EPOQUE 2020/31: LES RETRANCHÉES 2

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-et-unième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES RETRANCHÉES 2 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

les retranchees 2

L’EPOQUE 2020/31″Les Retranchées 2″NialaAcrylique s/toile 73×60

 

 

 

Nous aurons des pinceaux et des ailes

des doigts humides au bord de savoir

et toutes fenêtres dehors nos clairières

se réjouiront de l’opacité lourde de rires

des bougainvilliers croissant comme l’espoir

sur le bleu écaillé de nos volets 

sur les grappes des pierres vivantes

Et moi je caresserai ce long désir d’un être total

venu tout seul parmi les ovations du printemps

sur le masque tendre et dur de ton visage changeant

Dans les grands oracles verts je te garderai

transparente

et retranchée

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/30: LES RETRANCHÉES 1

L’EPOQUE 2020/30: LES RETRANCHÉES 1

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trentième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES RETRANCHÉES 1 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

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L’EPOQUE 2020/30  « Les Retranchées 1  » – Niala – Acrylique s/toile 40×40

Ma vigie ton visage

Voici nos songes établis

Hors du monde hors d’atteinte

Tes persiennes mes paupières

Ont balayé la structure même

Du ciel et de la terre

Plus droits en leur domaine

Nos villages nos maisons retranchées

Ta nuque ma main dans la plainte

Des graminées  le toi le je dans la peau du jour

Et les fougères fascinées qui nous précèdent

De peu dans l’acquiescement entier

À l’amour

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/29: AU GRÉ DES PINCEAUX

L’EPOQUE 2020/29: AU GRÉ DES PINCEAUX

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-neuvième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AU GRÉ DES PINCEAUX . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

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L’EPOQUE 2020/ 29 « Au gré des pinceaux » Niala Acrylique s/toile 61×50

 

 

Je t’ai tout dit du blanc et du noir de la part égale

de joie et de chagrin en tout  godillant nous étions seule

rame cherchant le feu le calme après le feu entre les saules

et les sureaux et nous nous savions porteurs brefs d’un idéal

chemin fou au doigté de nos cailloux et de nos fugues

Ma part aimable ta part aimée contemplaient leur sereine démesure

au corps racinaire et sans couture un lacis de nerfs toujours

à engendrer des orages d’été violents et à bout de souffle

et le temps distraitement nous buvait comme je buvais

tes yeux de fièvre au vert allumé pour que la couleur en moi

ne cesse pas

Maintenant dis-moi que l’eau parvient à ses fins

qu’elle emporte avec elle les parfums de nos rêves

sans cesse à l ‘épreuve du couteau  et cette idée du beau

que l’on peut respirer et toucher comme l’esprit de la main

Barbara Auzou.