LA MAISON D’Ô

LA MAISON D’Ô

Bien sûr qu’il fallut en découdre

Avec le ciel et ses doigts de grand ordonnateur

Pour laisser l’âme étale souffler les heures

Inconnues des pendules.

Ô la très raisonnable démesure

De rites,  de bouquets offerts,

De fruits mûrs lavés à grande eau

Et de seconde peau à l’allée jardinière

Mâchée de menthes sauvages.

Des légendes lacustres glissaient à la chevelure du large

En corps dépliés et ensoleillés d’existence,

Chevaux avides de présence

Accompagnant le temps qui passe au sable du pied nu.

Au réverbère de ses renaissances,

L’enfant s’endormait au ballon du soleil

Epousant son arrondi intime

Et il lui donnait des noms maritimes

Qu’il accrochait comme des drapeaux d’envie

Sur chacun des pilotis

De la maison d’Ô.

Barbara Auzou

 

P1050649

 La Maison d’Ô – 2018 – Niala – Acrylique s/toile 65×54

3 réflexions sur “LA MAISON D’Ô

    • Le merveilleux ma Barbara c’est que tu écrives avant que je peigne, que ce soit le contraire où qu’on fasse ensemble sur un titre choisi en commun, c’est toujours une totale complémentarité qui se met au monde…On peut les ranger tous sous le m’aime étendard: OSMOSE.
      Alors à moi de te dire merci, c’est un vrai bonheur que je te dois, je t’embrasse sous ce signe là.

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