LA MEMOIRE DES MUSES 9
Le monde s’écroulait chagrin
Dans ses doutes jaunes.
Et la persistance de ses papiers de suie
Qui pavaient des lendemains
Au tamis d’un tapis tissé brun
Laissait le corps fragmenté et la gorge aphone
A la râpe sèche de son lin.
Tant de saisons noyées dans le lit d’anciennes sources
Masse de sang arrêtée à la veine paresseuse du temps.
Ondulations
Et vertiges verts du souvenir
Accrochés aux toits du monde comme du linge de maison.
Dans ce trop peu de ciel
Il fallut bien consentir
A perdre
Pour regagner
Des matins clairs foulés
A la bride des sabots de printemps
Battant la mesure au jardin surpris
Si avide d’éternel.
Et qu’opposer à l’asphyxie
Sinon la secrète alliance
La paupière d’écume à la hanche
Et l’étreinte rapprochée du redouté sablier
Au ventre d’un matin sur territoire conquis ?
Et le vivant règne sur le vécu
Comme un défi
Que le vent bat joyeusement.
Barbara Auzou

La Mémoire des Muses 9 – 2016 – Niala – Acrylique s/toile 41×27
Et le vivant règne sur le vécu.
Les draps propres battus par le vent chantent une histoire de gens qui s’aimaient….
Merci Alain.
Ce que le vent fait aux draps de la fenêtre en les nettoyant, attache proprement…le soleil en coulant son odeur, imprime à l’ancre⚓️
de tous ses rayons tendus…
Bras héros…
Merci lesideesdemimi.
Merci
PhenixWebArt.
Merci
mangezcochons