POULS

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POULS

Pourtant

Pourtant

Partout

Des fleurs poussent au filet et au fusain de pièges de papier et les mots peints parcheminent des profils trop épris de pourtours flous

Reprisent

Encore

À la poitrine féroce et lourde la forme et le fond défiant le feu-follet de la peur

Pouvoirs

Pour voir

Aux poumons de peu à la proue poreuse qui répond épouse repousse retient

Respire

Palimpseste de la joue épanchée à l’épaule en aparté pour recoudre le fil fendu des pluies fauves affolées poursuivant promettant persiflant en pure perte et

Permettent

Au pied effaré

la fuite

la refonte

Par la porte

La fenêtre

Ou le ponton

Barbara Auzou.

 

P1050557 - Copie

Illustration: POULS – 2018 – Niala – Acrylique s/Canson, encadré s/verre 40×50

6 réflexions sur “POULS

  1. La terre est bleue comme une orange
    Jamais une erreur les mots ne mentent pas
    Ils ne vous donnent plus à chanter
    Au tour des baisers de s’entendre
    Les fous et les amours
    Elle sa bouche d’alliance
    Tous les secrets tous les sourires
    Et quels vêtements d’indulgence
    À la croire toute nue.

    Les guêpes fleurissent vert
    L’aube se passe autour du cou
    Un collier de fenêtres
    Des ailes couvrent les feuilles
    Tu as toutes les joies solaires
    Tout le soleil sur la terre
    Sur les chemins de ta beauté.

    Paul Eluard.
    L’Amour La Poésie, 1929.

  2. Du coeur du lit malade
    monte anti septique
    ce rayon vers

    Elle est plus nue que lui

    La racine a ses gourmands
    qui d’un jet pointent et font Fanny
    en néantisant le cochonnet

    Un train en cache toujours un autre
    le grand passage des Tropiques au tri dans
    se la joue net t’hune…

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