
POULS
Pourtant
Pourtant
Partout
Des fleurs poussent au filet et au fusain de pièges de papier et les mots peints parcheminent des profils trop épris de pourtours flous
Reprisent
Encore
À la poitrine féroce et lourde la forme et le fond défiant le feu-follet de la peur
Pouvoirs
Pour voir
Aux poumons de peu à la proue poreuse qui répond épouse repousse retient
Respire
Palimpseste de la joue épanchée à l’épaule en aparté pour recoudre le fil fendu des pluies fauves affolées poursuivant promettant persiflant en pure perte et
Permettent
Au pied effaré
la fuite
la refonte
Par la porte
La fenêtre
Ou le ponton
Barbara Auzou.

Illustration: POULS – 2018 – Niala – Acrylique s/Canson, encadré s/verre 40×50
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.
Paul Eluard.
L’Amour La Poésie, 1929.
Du coeur du lit malade
monte anti septique
ce rayon vers
Elle est plus nue que lui
La racine a ses gourmands
qui d’un jet pointent et font Fanny
en néantisant le cochonnet
Un train en cache toujours un autre
le grand passage des Tropiques au tri dans
se la joue net t’hune…
Merci Michema.
Merci Barbara, à remonter le soleil le coton tige sa fleur…
De bâbord à tribord chacun son tour ensemble…
Merci Paul Philbée.
Merci lesfaitsplumes.