PROMESSE 3 / « Le Coeur Innombrable »
La vie profonde
Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.
Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l’espace.
Sentir, dans son cœur vif, l’air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S’élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l’ombre qui descend.
Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l’eau,
Et comme l’aube claire appuyée au coteau
Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise…
Anna de Noailles – (Recueil Le coeur innombrable)


Le ciel en vrille s’accroche comme il pleut. Oh comme ça glisse et pas du bon côté, hélas. S’en vînt un petit peintre bleu,un peu con dit un groupe de badauds. Il s’en fout lui du badaud, le sien d’ô il est en haut. Bien au-dessus des branches qui accrochent la rumeur. Et alors comme dit un jour son vieux pote Léo, ils vont voté….après il faudra une fois de plus qu’ils ne s’en prennent qu’à eux…seulement voilà, le reconnaîtrons-t-ils ? S’éloignant il regarda devant lui, une Promesse bien arrimée au vélo, en se disant, demain tantôt j’irai à la cabane parler avec les oiseaux. Merci mon Idéelle, que des baisers dans les brins.