« D’UNE M’AIME BOUCHE » – NIALA 15 JUIN 2024 – ACRYLIQUE S/PANNEAU 40X50

« D’UNE M’AIME BOUCHE »

NIALA 15 JUIN 24

ACRYLIQUE S/PANNEAU 40X50

La mer sortie de la plage à la dernière marée

le marais à perte de vue dormait dans l’herbe genre Brouage

il a fallu refaire la conquête du Saint-Laurent pour dépêcher la baleine

et courir à l’échauguette retrouver l’âme de son histoire d’amour victime de ragots

Comme les oliveraies, les orangeraies, les palmeraies, catapultons des portails de contrebande aux seins des montagnes

Le puisatier à deux langues va forer jusqu’à l’éternelle nappe

je me sens debout comme la saillie d’une noria brettelée à l’âne.

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Niala-Loisobleu.

15 Juin 2024

« LE JARDIN SAUF » – NIALA 9/6/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

« LE JARDIN SAUF »

NIALA 9/6/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

D’un bond de la douelle

ce vieux goût de pierre-à-fusil resurgit des pampres

ce jour ne refera pas le monde

mais il me garde en ce jardin que je dois à mon père

alors qu’en ce qui concerne ma descendance il a tendance à m’en extraire

Gardant la pose alliée aux déjeuners sur l’herbe

je trempe à la ficelle le blanc de bouteille à rafraîchir

et verse toutes mes pensées aux petits chemins détournés

Des vaches aux gros pis jouant au train électrique

avec des mômes que l’Ecole Publique n’a pu pourrir

les croix du cimetière militaire ne demandant pas une nouvelle guerre

Laissez-moi ce regard innocent

pour quitter ce monde à l’heure dite

sans idée de revanche

dans la juste couleur de mon coeur.

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Niala-Loisobleu.

9 Juin 2024

« LES HOMMES REPRENNENT CE QU’ILS DONNENT, L’ART NE CESSE D’AJOUTER

« LES HOMMES REPRENNENT CE QU’ILS DONNENT, L’ART NE CESSE D’AJOUTER » NIALA 4 JUIN 24

ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

Fleurs du mal déversées pour le saint du jour

la vie trouve son conte en louanges qu’on attache à l’arbre comme le chien des vacances

L’Art lui reste cet éternel qui a mis ses mains dans la caverne

et ne les a jamais reprises pour le dernier galet que la mère roule

Le silence dans son relais d’une oeuvre à l’autre

transporte la profondeur de l’acte sans fausse cérémonie de paroles

Je garde de l’infidélité des Hommes, le sincère attachement de la Muse.

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Niala-Loisobleu.

4 Juin 24

« TU TE LEVES L’EAU SE DEPLIE TU TE COUCHES L’EAU S’EPANOUIT » PAUL ELUARD -NIALA 7/5/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

« TU TE LEVES L’EAU SE DEPLIE

TU TE COUCHES L’EAU S’EPANOUIT »

PAUL ELUARD

NIALA 7/5/24 –

ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

Sous le ploiement qu’une pression veut imposer

les eaux envahissent

le silence a naufragé Noé

tout autour de moi un bandeau sur les yeux

les jours se succèdent

Vincent émerge de son jardin d’iris

la main sûre

de l’index il me dirige au verger

Eluard est au seuil comme ce Grindel

je glisse la Femme au sec

retour dans la Terre fertile et non promise.

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Niala-Loisobleu.

7 Mai 2024

« A CRU » – NIALA 2/5/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

« A CRU »

NIALA 2/5/24

ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

La montagne bloque le vide

pour étendre la mer devant

faisant passer la pluie sous la lune

fenêtre ouverte

palette déployée

d’un village naissant

dans un jardin renouvelé

Ce cheval accouche sauvage

de son double-sexe monté sans selle

pour que la migration ne perde pas ses ailes

et fasse un soleil qui n’a de pluie que pour tenir la nappe

à la place de la désertification boulimique et tentaculaire

de la fonte glaciaire.

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Niala-Loisobleu.

2 Mai 2024