« CE SOLEIL » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

NIALA

« CE SOLEIL »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

Ce soleil, autre

affranchi des influences du système

avec les fleurs libertaires dans l’avance ésotérique du cheval

pistant la voie d’un amour désireux de nidifier la cathédrale tracée

Cette fenêtre porte les boutons où s’appuyer

au cri de louve sur l’arc de cette pleine-lune

qui dissout les grumeaux retenus en libido

fluide comme la rivière

née de la source de l’ailleurs lointain venu s’écussonner

C’est un battement de regards convergents

une chair de poule que le coq grimpe à l’échelle des vertèbres

pour le triple saut du lâché de l’ange destructeur

aux mains tendues de la parallèle ferroviaire du trapèze

au passe des gares de l’âge jusqu’au terminal

chauffé dans l’épais manteau de fourrure des balkans

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Niala-Loisobleu.

15 Février 2023

MISE A L’EAU

NIALA

MISE A L’EAU

Entendre l’histoire monter sur la rampe donne à voir de quoi réfléchir

Je ne me rappelle pas être allé à un rendez-vous avec ma vie en arrivant en retard

aujourd’hui devant l’esplanade d’une cène qui réunit sa foi dans une optique mécréante du sacré

transcende au faîte de la non-gloire

la force d’y croire en dépit de tous les contraires mis en travers du chemin

C’est pariétal

tremblant comme un sol de charge animale

une érosion salvatrice

une crue nourricière

qui portera trace pour relayer

la morale en toute dispense d’hypocrites leçons

Remettre l’énergie de mon passé culturel dans le présent en vertu de l’avenir à regarder dans les yeux en prenant pour tremplin ce lieu d’union où le mariage célèbre le fondamental de cette thématique qui fut la mienne

Aujourd’hui 6 Février 2023, l’entreprise vient d’être mise à l’eau par

la Ville de Cognac sous la direction de son Maire

Morgan Berger.

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Niala-Loisobleu.

6 Février 2023

« LE CONSENTEMENT » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

« LE CONSENTEMENT »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

Au flan des dalles où les hirondelles

m’ont maçonnés des printemps je vole comme disait Michel

tirant du blanc la page pleine

de lune femelle en soleil mâle

comme en unisexe

.

Coeur

gorgé de sanguine aux rubans des veines

pour bassiner le lit froid à l’invite du roulis des croupes

cheval in promise

c’est en corps l’aube

où ma main gauche cueille par consentement

.

L’instrument accorde

ce désir de tisser à la faveur des vagues

le voyage fondamental

où les noces réunissent les chars-à-bancs

en attelage araire.

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Niala-Loisobleu.

2 Février 2023

« MAGIQUE CHAUME » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 61X50

« MAGIQUE CHAUME »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 61X50

Du bout des doigts

l’oeil

a remonté la jupe du temps

entre les cuisses de la colline

toujours à la ligne de flottaison des bas

où les jarretelles tiennent la chair haletante

au Nord scandinave

pour que le lac

abreuve le cheval sorti du troupeau

entre les tâches des bouleaux

Rondin de cabane

pointé

à la gîte de la forêt dense

La mer attend au pertuis le jeté d’ancre

A border tes seins et les nicher sur ma baume solaire

le quai est en gare

le convoi s’arrête au tampon de tes reins

défais ta valise

bois une blonde au contoir

Te voilà

à la sensuelle veillée sur la Carte du Tendre

comme qui débute.

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Niala-Loisobleu.

28 Janvier 2023

« SYMBIOSE » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

« SYMBIOSE »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

L’oiseau se déplace copié-collé à l’arbre

des terres fendues mendient au passage des migrations

Sur un point non répertorié de l’horizon

que s’agite-t-îles

entre flou et points de repères

il y aurait un espace entre ciel et terre

Pommes de pin tombées
Dans la montagne vide
Tu les entends n’est-ce pas
Là où tu es
En lieu séparé
Mais au même instant

Ces vers nous rappellent, par leur tonalité, un poème de Wang Wei, traduit par François Cheng dans

 L’Écriture poétique chinoise :

François Cheng, L’Écriture poétique chinoiseop. cit., p. 139.

Repos de l’homme. Chute des fleurs du cannelier
Nuit calme, de mars, dans la montagne déserte
Surgit la lune ; effrayé, l’oiseau crie :
Échos des cascades printanières…

Ce qui fait que je me saisis de la manivelle du chevalet

et fouille dans la toile qui monte l’escalier intérieur de mes vertèbres

On dirait que l’âne s’est mis la noria dans le ventre

est-ce un mouvement en résistance

tel l’Arbre de Vie qui s’ébroue ?

Tandis que je finissais ce tableau ce matin sous la verse sans voir que dalle de La Chaume

mes yeux accrochés au dernier souffle de ma main refusaient de s’inscrire à la croisière du Titanic

La chaloupe d’une épopée mise à l’eau et en brassards deux beaux nichons enroulés

j’ai cru z’ô hé qui venait se coller dans cet estuaire d’herbe cressonnière où rien ne végétait

Niala-Loisobleu.

17 Janvier 2023