« MAINTENANT ELLE VOLE !  » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

« MAINTENANT ELLE VOLE ! »

NIALA 2023

ACRYLYQUE S/TOILE 65X54

Je regarde ma montre

et dans l’heure présente elle se montre

au coeur de l’arbre

dans la maison

remplissant le jour

ajoutant de la lune au soleil

Plus libre encore que l’oiseau qui l’accompagne

toujours d’une page d’un livre

Les enfants qu’elle a laissé en classe lui disent:

« Bonjour Madame, le Peintre

nous emmène en promenade par votre main

portez-vous bien « 

La Chaume est de lin

quand les chevaux du village la traverse on a l’estran au bout de la rivière

qui hisse les toiles pour pas que le voyage cesse…

.

Niala-Loisobleu.

16 Septembre 2023

« CE PAYSAGE QU’ELLE M’INSPIRE » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

« CE PAYSAGE QU’ELLE M’INSPIRE »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

J’avance perdu dans la confusion qui a suivi son départ

à l’aveugle

pris dans l’ombre et la lave caniculaire

A l’aube du jour amputé

je monte à l’assaut de l’atelier

et entame avec le chevalet le récit reçu de son image revigorante

Ces dernières peintures sont d’un surréalisme poétique où l’espoir redessine

ton visage de jardin fleurs du bien

avec ce regard ailleurs qu’ici

la nature amoureuse des enfants qui en provient

sécurise par les maisons accrochées à la montagne qui se baigne dans la mer

Ce sera ma dernière série

en corps

attachée aux luminaires

Toutes dispositions matérielles prises

il me semble que saisir la corde à noeuds que tu lâches

répond majoritairement au regain.

.

Niala-Loisobleu.

10 Septembre 2023

« ALUNAISON » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

« ALUNAISON »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Dans le noir abattu sans prévenir

le cheval-rouge

extirpa la lumière..

Niala-Loisobleu.

7 Septembre 2023

Un jour

qu’il faisait nuit

Un jour qu’il faisait nuit
Il s’envola au fond de la rivière.
Les pierres en bois d’ébène, les fils de fer en or et la croix sans branche.
Tout rien.
Je la hais d’amour comme tout un chacun.
Le mort respirait de grandes bouffées de vide.
Le compas traçait des carrés et des triangles à cinq côtés.
Après cela il descendit au grenier.
Les étoiles de midi resplendissaient.
Le chasseur revenait carnassière pleine de poissons
Sur la rive au milieu de la Seine.
Un ver de terre, marque le centre du cercle sur la circonférence.
En silence mes yeux prononcèrent un bruyant discours.
Alors nous avancions dans une allée déserte où se pressait la foule.
Quand la marche nous eut bien reposé
nous eûmes le courage de nous asseoir
puis au réveil nos yeux se fermèrent
et l’aube versa sur nous les réservoirs de la nuit.
La pluie nous sécha.

Robert Desnos

« RONDE LANGUEUR » – NIALA 2023 – ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

« RONDE LANGUEUR »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

A passer que par ses cahots

l’été étouffe

il faut aller dans l’atelier forger la roue neuve

l’automne sera l’enclume qui videra le grenier usé

le mendiant mis à table

.

Femme personne d’autre que toi

a le pouvoir de faire ça

Muse donne tout ton corps

de la fente jamais sèche de dérèglement climatique

.

Assez du tant rabougri par absence de ponte

l’oiseau vient saillir l’arbre au nid

et sortir Vénus

de la pierre chaude où Excalibure légende.

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Niala-Loisobleu.

29 Aoùt 2023

« RESTE TON JARDIN… »

NIALA 2023

ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

On naît comme on est celui à faire

sans que le hasard y vienne poser ses cartes

Quand le bout fait sonner les alarmes et que coupe un réverbère

le quai loin d’entrer dans le noir s’amarre en pleine lumière à l’anneau principal

Les quartiers corporatifs traversés passent par le Boulevard du Crime , la Foire au Pain d’Epices sans lâcher le Zoo Humain, faisant varier la Voûte Etoilée

mais le soc que le cheval tire ne renie pas le sillon qu’il a choisi

il laboure sa Muse

Ainsi les semailles sont autant de fleurs pour la table du corps que de fruits et du sel à marais pour la traversée maritime

On s’habite aux quartiers chauds des Epoques

d’un bout du Monde à l’autre, sous les toits, dans le coeur des meules, en cressonnière, dans les arbres , sur le bout d’une tige, à la crête de l’embrun, sur la pente avec sa pierre à monter

Ce mois qui est en train de partir, t’a emporté après des hésitations et des espoirs personnels dénoncés sans le dire

Tout ça pour raconter qu’on était contraires l’un à l’autre

Comme je dis la vérité par mots-peints, ce matin j’ai poussé la porte qui retient les mensonges pour les évacuer

« Reste ton jardin… »

sans qu’il y manque ce après quoi on court quand on aime la vie et même quand on la quitte

Puis je suis tombé à mon tour…

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Niala-Loisobleu.

27 Août 2023