« BARBARA SOLEIL » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 13X18

« BARBARA SOLEIL »

NIALA 2022

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 13X18

Dehors la pluie en rigole surprise par la venue d’un soleil qui dépasse une fâcheuse tendance au désordre

Un chapeau de lumière

Des pinceaux déployés font la haie

Voilà réalisé le voeu qu’elle avait fait de venir se tapir dans l’atelier

Ses poèmes parlent à voix hôte

ça décuple le petit-format de l’intime à sa bonne taille.

Niala-Loisobleu.

8 Janvier 2022

« LA TRUFFIERE » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 50X70

« LA TRUFFIERE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 50X70

Le chemin menant à la réunion de familles

Du cercle de ses arbres sort le chien

Les petites-maisons blanches qui sont restées en arrière gardent la clef du mystère

Aux griffes les pierres racinent le délicieux fumet

J’ai marché sur le côté de ton trottoir face à la mer et en silence

Ô Femme

Inspiré d’autant de vent que d’averses sur les lieux de sécheresse

Un oiseau toujours branché sur la lanterne des toitures

Prêt à écrire de sa palette au contact du jour

Le non-figuré du lieu pour l’impression du ressenti

Les pierres qui restent des traversées sortent de l’herbe où elles se tiennent debout

Certaines couchées dans le milieu du patio entre les jarres

L’abeille de garde

Fidèle amante qui se tient au mât des senteurs, en équipage indéracinable

Depuis le sol aéré pour donner à naître au milieu du cercle que l’âne tourne à pleins seaux

Une seule fleur dans le centre triangulaire me tend sa truffe en levant le manteau de la cheminée

Il pourrait y avoir encore plus de batailles que l’amour que j’éprouve ne sortirait pas de mon clos

Abimé et laissé pour compte à l’érosion de l’enceinte.

Niala-Loisobleu

24 Décembre 2021

« LE FRUITIER » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 60X80

« LE FRUITIER »

NIALA

2021

ACRYLIQUE

SOUS/VERRE 6OX80

Brins que balles poursuivent

d’un tir mortel

Cherchent leur grange en saison d’automne

Le peintre en filant un gilet de survie tire

l’haleine du doux tapis mordoré comme croyant au miracle de l’ocre

Des glycines pendues, par les jasmins vaporeux de parfum, les roses et les trémières que l’oiseau transplante, ourlent l’iris en plein bocage

Un regard allié des deux genres au creuset

Folie raisonnée

Le train au troisième sifflet tombe le chapeau et pénètre en résistance

Sillon s’aimait comme la nature s’était simplement organisée, sans nom de dieu consulter l’homme,

en proue dans ton estuaire notre bateau ne perdrait pas ses jambes

A l’enfant qui sème laissons le commandement

Petite-Mort t’es la Vie, l’Abeille

Niala-Loisobleu.

26 Novembre 2021