{"id":993,"date":"2017-04-21T15:29:43","date_gmt":"2017-04-21T14:29:43","guid":{"rendered":"https:\/\/alainnialablog.com\/?p=993"},"modified":"2017-04-21T15:29:43","modified_gmt":"2017-04-21T14:29:43","slug":"promesse-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alainnialablog.com\/?p=993","title":{"rendered":"PROMESSE 1"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align:center;\">PROMESSE 1<\/h1>\n<h1 class=\"title gutter\">Les machinations du Sable (extrait)<\/h1>\n<div id=\"content\" class=\"region region-content content nested grid12-8\">\n<div id=\"content-inner\" class=\"content-inner inner\">\n<div id=\"block-system-main\" class=\"block block-system first last odd\">\n<div class=\"gutter inner clearfix\">\n<div class=\"content clearfix\">\n<div id=\"node-1668\" class=\"node node-po-mes odd full-node clearfix\">\n<div id=\"node-top\" class=\"node-top region nested\">\u00a0<em>Tu n\u2019es pas en col\u00e8re<\/em><br \/>\n<em>Mais tu n\u2019es pas un homme sans col\u00e8res<\/em><\/p>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p><em> Qui va au milieu de ses sables<br \/>\nPerdu au c\u0153ur de sa propre sciure \u2013\u00a0 sont-ce les copeaux de ta vie qui s\u2019\u00e9miettent sous tes pas en grains incandescents pour te rappeler les bruits oubli\u00e9s de tes brisures ou les graines de vie qui ruinent l\u2019espoir d\u2019une mort certaine<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Ancr\u00e9 dans le duvet de tes propres cendres<br \/>\ntes pieds s\u2019enfoncent dans le sable des certitudes dilu\u00e9es d\u2019o\u00f9 tu rena\u00eetras droit blanc comme un squelette de phosphore illusoire s\u00e9maphore comme une amphore perdue au milieu des ruines d\u2019une incertaine aurore<br \/>\nparfois la pens\u00e9e a la blancheur d\u2019un squelette et les mots l\u2019\u00e9paisseur de la chair<\/em><\/p>\n<p><em>Dans les sables noirs de ta vie<br \/>\nil est une aube qui ne dira peut-\u00eatre jamais son nom d\u2019\u00e9toile<br \/>\nsi tu n\u2019\u00e9tends les mensurations de ton esprit \u00e9triqu\u00e9<br \/>\npour entrer dans la gr\u00e2ce de l\u2019inconnu<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Cet homme qui \u00e9crit de ses pas un nom \u00e9vanescent sur l\u2019ardoise des sables reviendra-t-il un jour de pluie ou de gr\u00eale br\u00fblante<br \/>\nSe souviendra-t-il de ses voies plurielles et entrecrois\u00e9es<br \/>\nSe reconna\u00eetra-t-il dans cette immensit\u00e9 sans souvenirs<br \/>\nL\u2019homme des sables feuillette sa vie sur la table rase et jamais pleine et toujours nouvelle de la vie<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Errance<br \/>\ninconstance<br \/>\nturbulence<br \/>\nla cadence de l\u2019imp\u00e9nitence<br \/>\ndepuis des si\u00e8cles astreints au mouvement perp\u00e9tuel<br \/>\net cela n\u2019est pas pour finir bient\u00f4t<br \/>\nles hommes bleus du d\u00e9sert marchent<br \/>\nle c\u0153ur lov\u00e9 dans le d\u00e9lire circulatoire de son d\u00e9sert affectif et dissertant sur l\u2019impossible haine de la vie<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Le d\u00e9sert qui s\u2019\u00e9tire devant \u00e9veille en toi des souvenirs ingu\u00e9rissables et dessine en silence une nature f\u00e9\u00e9rique qui est loin d\u2019\u00eatre une \u00e9vidence po\u00e9tique<br \/>\nMarche<br \/>\nCette guerre que tu m\u00e8nes contre la nature accentue la beaut\u00e9 des dunes ondul\u00e9es sous tes pas tr\u00e9buch\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>VA<br \/>\nta foul\u00e9e irr\u00e9guli\u00e8re et monotone<br \/>\nabsente \u00e0 force de mart\u00e8lement<br \/>\nmarche sur les sables mouvants de tes souvenirs ab\u00eem\u00e9s<br \/>\nsur cette terre incendi\u00e9e qui t\u2019appelle sans espoir de retour<br \/>\nSouffrant comme un esclave soupire<br \/>\napr\u00e8s l\u2019ombre ou le for\u00e7at apr\u00e8s la tr\u00eave<br \/>\nl\u2019homme expire et o\u00f9 est-il<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Comme l\u2019aveugle qui lac\u00e8re les plis de la nuit ou la barque qui fend les eaux orageuses dans le noir silence l\u2019homme transi et disjoint agrippe les lambeaux d\u2019espoir<br \/>\nCeux qui ont apprivois\u00e9 le d\u00e9sert ont conquis l\u2019\u00e9ternit\u00e9<br \/>\nla libert\u00e9 y a l\u2019ampleur de la lumi\u00e8re<br \/>\nce qui manque \u00e0 l\u2019imagination dans l\u2019enclos de la raison<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019oc\u00e9an de sable crayonne l\u2019infinie courbe des dunes qui se pr\u00e9lassent avec nonchalance leur dos gondole pour faire des vagues g\u00e9antes, longues, lisses et lasses \u00e0 la beaut\u00e9 sulfureuse de cuisses d\u00e9harnach\u00e9es<br \/>\nDe tes regards \u00e9perdus tu saisis toute la distance qu\u2019il te faut encore courir avant la temp\u00eate de la nuit<br \/>\nQue nulle part ailleurs les t\u00e9n\u00e8bres sont mena\u00e7antes et le jour si fort comme au d\u00e9sert \u2013 le danger \u00e9claterait de partout comme une averse impromptue qui tombe promptement en trombes<br \/>\nMais \u00e0 quoi bon la peur de mourir quand le vent qui siffle ass\u00e8che la peau les os<\/em><\/p>\n<p><em>Un vieux grillon aux \u00e9lytres noires crie son esseulement \u2013 le sable chaud se glace tout d\u2019un coup le froid est ma\u00eetre de la nuit comme l\u2019est du jour le soleil<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Le cactus fier et majestueux<br \/>\nTend ses multipli\u00e9s \u00e9pineux adipeux<br \/>\nPour implorer du ciel quelle cl\u00e9mence<br \/>\nLe d\u00e9sert est triste et vaste comme un oc\u00e9an de sel<br \/>\nOn y est si pr\u00e8s des r\u00e9sonnances mythiques et \u00e9l\u00e9giaques de la mer<br \/>\nLa vie ralentit son pas fou sur des ombres ratatin\u00e9es<br \/>\nTourment\u00e9e par un soleil acharn\u00e9<\/em><\/p>\n<p><em>Et comme on peut se sentir vain<br \/>\nHomme dans la cr\u00e9ation foisonn\u00e9e<br \/>\nLe sable des souvenirs moisis s\u2019entasse dans les couloirs noirs de la m\u00e9moire o\u00f9 l\u2019amertume entretient ses racines de plante vivace.<br \/>\nLes pas que tu allonges ne t\u2019avancent gu\u00e8re plus loin<br \/>\nD\u2019o\u00f9 vas-tu et o\u00f9 viens-tu<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Et c\u2019est ici le paradoxe de ta folle randonn\u00e9e<br \/>\nLa foul\u00e9e propulse toujours plus loin creuse un cheminement vers l\u2019inconnu du monde et engendre derri\u00e8re le trac\u00e9 d\u2019un potentiel retour<br \/>\nL\u2019amont appelle l\u2019aval et les deux se tiennent ins\u00e9parables<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Espace horizon le d\u00e9sert est fascinant<br \/>\net par sa raideur terrifiant<br \/>\nune oasis y est un mirage aqueux au milieu d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 de feu<br \/>\nune exception qui survit au creux d\u2019un songe de sable<br \/>\ncomme une esp\u00e9rance trembl\u00e9e au fond de l\u2019\u00e2me<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Il y a pourtant plus aride que le d\u00e9sert rouge d\u2019Australie<br \/>\nc\u2019est l\u2019esprit cuit \u00e0 point au foyer des pr\u00e9jugements<br \/>\nou le galet durci d\u2019un c\u0153ur chauff\u00e9 \u00e0 blanc par la froideur de la haine<br \/>\nou la raison prise au pi\u00e8ge des isthmes id\u00e9ologiques \u2013 les mondialismes fondamentalismes int\u00e9grismes<br \/>\nles terrorismes ang\u00e9lismes int\u00e9grit\u00e9ismes et autres humanitarismes<br \/>\ntous ces paradigmes de l\u2019inf\u00e9condit\u00e9 des temps pass\u00e9s et pr\u00e9sents<\/em><\/p>\n<p><em>Ce qu\u2019il faut combattre dans chaque religion et qui est en chaque homme c\u2019est justement cette d\u00e9rivation propre en is(th)mes qui est une d\u00e9rive hyst\u00e9rique.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Les yeux riv\u00e9s sur l\u2019\u00e9ternellit\u00e9 de ta rage de vivre d\u2019aimer de vaincre avance vers le goulet ouvert sur le temps sans fond et sache que ces larmes gaspill\u00e9es n\u2019auront pas s\u00e9ch\u00e9 que d\u2019autres inonderaient d\u00e9j\u00e0 les rainures creus\u00e9es sur tes joues.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>On l\u2019a dit, mais est-ce vrai, c\u2019est l\u2019espoir scintill\u00e9 d\u2019une oasis qui dit la beaut\u00e9 du d\u00e9sert. Ce po\u00e8me de sable sans fin que tu traverses comme une ligne de fuite est un r\u00e9servoir de promesses fossilis\u00e9es. L\u2019\u00e9tendue exquise le tournis \u2013 ou est-ce le contraire ?<br \/>\nQuand il fait feu de toutes parts, l\u2019espoir d\u2019une oasis rend le d\u00e9sert plus beau encore. La soif devient un simple compagnon de route. Fid\u00e8le d\u2019une inqui\u00e9tante\u00a0 loyaut\u00e9. Mais l\u2019\u00e9tendue seule rend le vertige doux.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Le Sahara le Kalahari le c\u0153ur de l\u2019homme \u00e9chancr\u00e9 par la haine et la peur de l\u2019autre ont certainement les m\u00eames \u00e9conomies \u2013 et la rugosit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Homme ridicule fourni parmi les sables infinis de la vie ombre sans corps temps sans histoire \u00e9chou\u00e9 dans ce vide plein de Dieu tes heures heurt\u00e9es s\u2019\u00e9coulent avec monotonie<br \/>\nMais chaque d\u00e9sert a ses oasis m\u00eame si tes d\u00e9serts \u00e0 toi te semblent sans espoir d\u2019eau sinon celle qui sourd des geysers de ton c\u0153ur trahi<br \/>\nQue faire des d\u00e9sirs qui naissent dans la nudit\u00e9 de ce lieu cimeti\u00e8re de vents et de sables qui brouillonnent ton c\u0153ur d\u2019insomnies invaincues<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Homme hombre<br \/>\nTes pas redoubl\u00e9s s\u2019enfoncent dans les rainures des chemins de dunes<br \/>\nTa foul\u00e9e a beau se faire ample<br \/>\nTes pas sont toujours \u00e0 l\u2019\u00e9troit assur\u00e9s m\u00eame de sombrer dans le vide<br \/>\nTes pas scandent leur litanie et ton rayon de jeu ne passe gu\u00e8re ta conscience<br \/>\nTu tomberas \u00e0 coup s\u00fbr dans le tourbillon de ta propre tautologie<br \/>\nOmbre qui s\u2019en va \u00e0 vau sable nulle part (ailleurs) que la tienne te tend un bras ami ou arm\u00e9<br \/>\nCreuse le sable de ton c\u0153ur il est s\u00fbrement un chemin in\u00e9dit<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Le d\u00e9sert est un lieu-temps o\u00f9 le temps se distend et l\u2019espace dure<br \/>\nle d\u00e9sert est un vaste champ de ruines un chant d\u00e9vast\u00e9 en plein vent<br \/>\no\u00f9 l\u2019homme m\u00e8ne une lutte d\u2019\u00e9puisement de poussi\u00e8re et de sable<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Un vol d\u2019oiseaux d\u00e9chire le ciel sans fond<br \/>\nSont-ce les nettoyeurs du d\u00e9sert qui r\u00e9clament le d\u00e9p\u00f4t imm\u00e9diat de ton \u00e2me sur le mat\u00e9riau fossile de ce lieu horizon<br \/>\nTu as pos\u00e9 le talon sur ce filet de sable aux mailles b\u00e9antes et la trappe sur ta route sans chemin se referme sur ta cheville<br \/>\nElle ne tardera pas \u00e0 t\u2019ensevelir \u00e0 moins de quitter le poste de spectateur de ta vie<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Vas dans ta claudication solitaire<br \/>\npeut-\u00eatre o\u00f9 se trouve le salut<br \/>\nvois-tu de tes regards affam\u00e9s quelque lamproie accommod\u00e9e<br \/>\nquand le soleil dans ses \u00e9clats de lampyre d\u00e9voile les courbes sereines des lames de sable qui s\u2019\u00e9tendent \u00e0 l\u2019infini<br \/>\nla vie qui au loin t\u2019appelle ne te laissera pas le temps d\u2019aimer ces lieux fascinants et terrifiants de f\u00e9\u00e9rie<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Qui es-tu homme des vents galet br\u00fblant errant roulant tes d\u00e9sirs de pierre<br \/>\nton pas h\u00e9sit\u00e9 est une pri\u00e8re \u00e9vapor\u00e9e dans ce temple aride et sans bout<br \/>\no\u00f9 vas-tu dans cette intime solitude qui te colle au pas et remplit tes silences crevass\u00e9s de chants de ruines<br \/>\ntu claudiques preuve que tu ne bo\u00eetes pas que tu passes ton chemin comme une \u00e9toile va s\u2019\u00e9treindre dans les voies lact\u00e9es et inexpugnables avec les t\u00e9n\u00e8bres sid\u00e9rales<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>O\u00f9 vas-tu de ce pas pr\u00e9cipit\u00e9<br \/>\net d\u2019abord d\u2019o\u00f9 pars-tu pour t\u2019atrophier<br \/>\ndans ces flots de sable o\u00f9 les r\u00eaves d\u2019eau d\u2019un coup<br \/>\nse muent en cauchemar de feu de soif de faim<br \/>\nconna\u00eetras-tu en ce lieu immense le bonheur<br \/>\nde boire apr\u00e8s avoir eu soif<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Il faut sonder ta pens\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 pleine saisie de l\u2019ineffable qui se d\u00e9ploie sous tes yeux mais cette mer sal\u00e9e et immobile ne gardera pas le souvenir de ton pas haletant<br \/>\nContemple les fen\u00eatres de Dieu et cueilles les p\u00e9pites du soleil qui fuit \u00e0 l\u2019horizon<br \/>\nTu te crois touriste tu es fl\u00e2neur<br \/>\nF\u00e9tu de sable sur la paille dor\u00e9e des dunes<br \/>\nUn lieu de ruines un lieu aride avide torride \u00e0 l\u2019horizon stri\u00e9 de cris d\u2019hy\u00e8nes qui guettent l\u2019heure fatidique o\u00f9 tu poseras fatigu\u00e9 ton b\u00e2ton de p\u00e8lerin vaincu dans tes inassouvissements<\/em><\/p>\n<p><em>la vie aspir\u00e9e par la lente seringue du temps<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Un serpent s\u2019efface dans la dune laissant sur le sable une trace qui te tente. Se souvient-il des temps o\u00f9 il allait sur ses pattes avant d\u2019\u00eatre aplati de tout son long Ce tout premier rh\u00e9teur a trac\u00e9 une voie mentie \u00e0 une descendance innombrable.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Le d\u00e9sert se d\u00e9ploie \u00e0 perte de voies et les voix m\u00eames se confondent dans leur propre \u00e9cho.<br \/>\nOmbres port\u00e9es sur les sables les p\u00e8lerins aux corps tremblants suivent l\u2019appel de l\u2019horizon si proche et intouchable.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Tends l\u2019oreille et ou\u00efs le vaste silence de cette immense voyelle sonore<br \/>\nLe d\u00e9sert parle plusieurs langues l\u2019amour la paix la dilatation de l\u2019\u00eatre La violence qui se greffe sur chaque grain de sable Le chaud le froid la beaut\u00e9 des dunes alanguies au milieu de l\u2019horizon Partout le temps s\u2019involue pris dans son propre vertige Le ciel n\u2019est pas un couvercle lourd c\u2019est un voile bleu tint\u00e9 de nuages blancs et secs qui ouvre sur l\u2019in\u00e9dit et l\u2019ineffable<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>La soif qui ass\u00e8che la langue est la seule \u00e9vidence qui rappelle les corps perdus dans les riens arides de cette poussi\u00e8re renouvel\u00e9e Le vent habile man\u00e8ge soul\u00e8ve de vifs espoirs de fra\u00eecheur et s\u2019acharne \u00e0 effacer toute trace de m\u00e9moire de tes pas br\u00fbl\u00e9s sur le sable C\u2019est le po\u00e8me d\u2019une fin probable et d\u2019un d\u00e9part prometteur Le d\u00e9sert est une promesse po\u00e9tique et terrible Une proph\u00e9tie dont l\u2019\u00e9piphanie inqui\u00e8te plus qu\u2019elle ne rassure.<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Au fil de la travers\u00e9e des voix fusent<br \/>\nSi l\u2019on y croit des voies s\u2019ouvrent<br \/>\nEt l\u2019\u00e9cho l\u2019onde du silence se heurte s\u2019amplifie rebondit sur les formes plurielles des sables ou sur les \u00e9paves de navires naufrag\u00e9s qui rappellent que ces lieux furent arros\u00e9s<br \/>\nGraviers Alluvions<br \/>\nD\u00e9bris de chair polis par les vents<br \/>\nLa travers\u00e9e du d\u00e9sert est une \u00e9quip\u00e9e terrifiante<br \/>\nUne marche lente o\u00f9 le temps devient \u00e9ternit\u00e9<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Il faut r\u00e9sister aux courants qui noient ou \u00e9lectrocutent et revenir en avant pour faire triompher les bonheurs simples et la fascination des \u00e9l\u00e9ments dans leur pr\u00e9sence\/absence<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>La vie est un itin\u00e9raire de sable<br \/>\nUn voyage sans destination initiale<br \/>\nLe d\u00e9sert un naufrage de sables qui dessine sur les d\u00e9lin\u00e9ations du sol des dunes aux contours de femmes \u00e9ph\u00e9m\u00e8res<br \/>\nLa lumi\u00e8re fulgurante omnipr\u00e9sente et br\u00fblante effrite le son et perd le regard<\/em><\/p>\n<p><em>Univers myst\u00e9rieux o\u00f9 la somptuosit\u00e9 de l\u2019immensit\u00e9 \u00e9crase tout autre boniment le d\u00e9sert est plong\u00e9 dans la lumi\u00e8re \u00e9ternelle et l\u2019horizon qui de loin en loin s\u2019efface s\u2019\u00e9crit dans le m\u00eame mouvement<\/em><\/p>\n<p><em>Le d\u00e9sert est tout \u00e0 la fois d\u00e9but et fin vie et mort<br \/>\nLumi\u00e8re aveuglante jeux d\u2019ombres et de lumi\u00e8re<br \/>\nLes heures se tra\u00eenent en un cort\u00e8ge infini<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Toi qui croyais fuir La rumeur Le m\u00e9contentement populaire La guerre des mots qui volent comme des balles sifflantes<br \/>\nTe voil\u00e0 assign\u00e9 \u00e0 solitude seule demeure o\u00f9 rien ne cro\u00eet sauf l\u2019\u00e9vidence du vide qui se creuse dans ta t\u00eate ton c\u0153ur trou\u00e9 ton esprit b\u00e9ant<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Voyageur<br \/>\nPassager<br \/>\nD\u00e9ambulateur qui troue de ses r\u00eaves les volutes de sable<br \/>\nTu apprends enfin l\u2019art de l\u2019essentiel<br \/>\n\u00c0 te soustraire \u00e0 la loi du superficiel \u00e0 savoir que tous les paradis artificiels ne sont qu\u2019artificiels<\/em><\/p>\n<p><em>Et si ton ombre s\u2019allonge devant ce n\u2019est pas pour dire d\u2019autres dimensions qu\u2019elle n\u2019atteindra pas<br \/>\ntes pas essouffl\u00e9s d\u00e9j\u00e0 viennent se coller \u00e0 ta silhouette pour te rappeler tes faux d\u00e9parts tes \u00e9puisements tes \u00e9croulements<br \/>\ntu n\u2019es jamais arriv\u00e9 n\u2019\u00e9tant jamais parti<br \/>\nhors de toi<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>Tu \u00e9ch\u00e9ances la perte<br \/>\nTu \u00e9chelonnes le d\u00e9clin\u00a0 mais le d\u00e9clic d\u00e9j\u00e0 est d\u00e9clench\u00e9<br \/>\nTu \u00e9chancreras encore un c\u0153ur ou le duvet soyeux de la vie<br \/>\nMais tu sais tr\u00e8s bien que le sursis est une corde qui craque au-dessus de la fosse qui offre si heureusement ses entrailles au proscrit<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019horizon est tomb\u00e9 se l\u00e8vera-t-il sur d\u2019autres mondes<br \/>\ntu n\u2019as fait qu\u2019un petit tour du rond-point de ta conscience<br \/>\net te voil\u00e0 encore perdu dans les d\u00e9tours d\u2019une histoire<br \/>\nl\u2019amour dont on ne sait s\u2019il existe ou s\u2019il faut l\u2019inventer tient-il de la physique ou dit-il la n\u00e9gation du d\u00e9terminisme<br \/>\ncar \u00e0 peine commenc\u00e9 tu es maintenant au point de chute l\u2019effroi<br \/>\nla terreur sont plus s\u00fbrs compagnons et tu sais les \u00e9pouvantements des fins de parcours<br \/>\nl\u2019obscurit\u00e9 qui envahit comme une nu\u00e9e ardente<\/em><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><em>*<\/em><\/p>\n<p><em>La vie s\u2019exfolie les hommes comme des feuilles<br \/>\ntombent \u2013 deuil<br \/>\nde l\u2019arbre de la vie<br \/>\nderri\u00e8re les plus paisibles nuages s\u2019\u00e9l\u00e8vent de silencieuses temp\u00eates<br \/>\nMais le silence ne couvrira pas d\u2019absence le surgissement de la parole qui \u00e9chappera \u00e0 l\u2019\u00e9puisement du v\u00e9cu par le mouvement.<\/em><\/p>\n<p><em>Dans ce monde parcouru d\u2019un frisson d\u2019h\u00e9b\u00e9tude seule la distension de l\u2019\u00eatre personnel qui suit l\u2019appel aval (\u00e0 val) des pentes d\u00e9clives au-del\u00e0 des d\u00e9lin\u00e9ations telluriques offre la possibilit\u00e9 d\u2019une insertion dans le cycle universel. Ton pas se mouvra en une dynamique qui d\u00e9place les trac\u00e9s pour t\u2019arracher \u00e0 l\u2019entrave charnelle. M\u00fb par les d\u00e9mangeaisons d\u2019itin\u00e9rance en ce monde de r\u00e9f\u00e9rences r\u00e9sili\u00e9es tu suis un trajet hypnotisant dans la qu\u00eate fr\u00e9mie de la pl\u00e9nitude de l\u2019exister.<br \/>\nTu sais que seul le mouvement parvient au possible.<\/em><\/p>\n<p><em>Jean-Claude Abada Medjo<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-38735\" src=\"https:\/\/alaindenefleditniala.files.wordpress.com\/2017\/04\/p1050283.jpg?resize=676%2C924\" alt=\"P1050283\" width=\"676\" height=\"924\" \/><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p style=\"text-align:center;\">Promesse 1 &#8211; 2017 &#8211; Niala &#8211; Acrylique sur canson aquarelle, encadr\u00e9 s\/verre 40&#215;50<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">Et apr\u00e8s t&rsquo;\u00eatre mordu l&rsquo;Adam<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">dans une humanit\u00e9 aux sables mouvants<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">s&rsquo;il te reste un grain de cette<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">\u00ab\u00a0Promesse\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">faite dans le secret de toi-m&rsquo;aime,<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">s\u00e8me-le imm\u00e9diatement<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">dans le seul sillon fertile\u00a0 que tu connaisses<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">avant qu&rsquo;il ne t&rsquo;\u00e9chappe \u00e0 son tour<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">Niala-Loisobleu &#8211; 21 Avril 2017<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PROMESSE 1 Les machinations du Sable (extrait) \u00a0Tu n\u2019es pas en col\u00e8re Mais tu n\u2019es pas un homme sans col\u00e8res Qui va au milieu de ses sables Perdu au c\u0153ur de sa propre sciure \u2013\u00a0 sont-ce les copeaux de ta vie qui s\u2019\u00e9miettent sous tes pas en grains incandescents pour te rappeler les bruits oubli\u00e9s &hellip; <a href=\"https:\/\/alainnialablog.com\/?p=993\" class=\"more-link\">Lire la suite de <span class=\"screen-reader-text\">PROMESSE 1<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[563079525,16442249,332070928],"tags":[177,568620,154316,82171,11566],"class_list":["post-993","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-atelier-et-murmures","category-les-empreintes","category-mes-mots-peints","tag-art","tag-arts-plastiques","tag-humanisme","tag-peinture","tag-philosophie"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8rIPu-g1","jetpack_likes_enabled":true,"amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/993","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=993"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/993\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":994,"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/993\/revisions\/994"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=993"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=993"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/alainnialablog.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=993"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}