{"id":353,"date":"2017-03-05T16:59:19","date_gmt":"2017-03-05T15:59:19","guid":{"rendered":"https:\/\/alainnialablog.com\/?p=353"},"modified":"2017-03-05T16:59:19","modified_gmt":"2017-03-05T15:59:19","slug":"le-peintre-habite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alainnialablog.com\/?p=353","title":{"rendered":"LE PEINTRE HABITE"},"content":{"rendered":"<h1 class=\"western\" align=\"CENTER\">LE PEINTRE HABITE<\/h1>\n<p align=\"CENTER\">Saurai-je dire ce tableau, le parler dans tout son silence ?<\/p>\n<p align=\"CENTER\">Il est ce Tout que je voulus mettre en mots-peints.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&rsquo;est d&rsquo;abord inconsciemment, puis avec de plus en plus de nettet\u00e9, sentir mon esprit s&rsquo;impr\u00e9gner d&rsquo;une r\u00e9flexion en \u00e9tat de germination . L&rsquo;intime, le secret de l&rsquo;\u00eatre se\u00a0 retrouvent face \u00e0 la fen\u00eatre.du pr\u00e9sent, regardant passer des bouff\u00e9es de vie, dans des rues de bien des \u00e9v\u00e9nements. La p\u00e2te picturale les a mass\u00e9, d\u00e9sireuse d&rsquo;atteindre la 3\u00b0 dimension. Celle qui viendrait conclure par un acte en quelque sorte testamentaire. Pour transmettre sans adresse un r\u00eave \u00e0 poursuivre<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Les gens du voyage dont je suis, croisent des arbres rouges aux veines nourrici\u00e8res faites de petits chemins, flottant \u00e0 bord des rus, pour joindre le dos des fleuves. Croisant des roulottes o\u00f9 les chevaux sont basan\u00e9s, les filles sauvages et les gar\u00e7ons fiers, on voit les maisons passer sur des nuages, perc\u00e9s de fen\u00eatres \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e des for\u00eats rousses d&rsquo;\u00e9cureuils. Rien n&rsquo;est anormal, except\u00e9 ce qui tient debout au quotidien. Le Centre, est dans l&rsquo;Estuaire.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Monologue \u00e0 deux voix, le coeur et l&rsquo;\u00e2me en t\u00eate-\u00e0-t\u00eate se projettent les paysages d&rsquo;un amour insens\u00e9, n&rsquo;ob\u00e9issant \u00e0 aucune des r\u00e8gles de la raison qui parle de possible en mots de n\u00e9ant. Vigoureux comme un rejet qui part du pied du tronc, fr\u00eale comme une herbe se foutant pas mal des g\u00e9ants de tous poils; qui n&rsquo;a rien \u00e0 cirer de la majest\u00e9 de la race, seulement besoin d&rsquo;aller donner sa s\u00e8ve \u00e0 la vie.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Enfant hors d&rsquo;\u00e2ge. Innocent comme un simple d&rsquo;esprit que le soleil habite de l&rsquo;int\u00e9rieur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Que fais-je ici, dans un monde qui s&rsquo;acharne \u00e0 ne pas \u00eatre le mien par d\u00e9faut d&rsquo;humanit\u00e9 ?<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Depuis le temps que mes billes roulent dans les cours de mes \u00e9coles, j&rsquo;ai appris que la case prison existe dans tous les jeux. Si bien que je m&rsquo;en suis lib\u00e9r\u00e9 par qu\u00eate d&rsquo;Absolu. D&rsquo;o\u00f9 ces refus de porter du noir \u00e0 mes l\u00e8vres quand la mort viens trop pr\u00e8s. Il faut que je vole d&rsquo;une toile \u00e0 l&rsquo;autre avec mes mots de couleur. Du Bleu rien que du Bleu<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Que fais-je ici ? Mais rien d&rsquo;autre qu&rsquo;aimer en d\u00e9pit de tout ce qui le contredit, de l&rsquo;Amoureuse plein la musette, des yeux bleus au travers la coupole, mon institut c&rsquo;est sa beaut\u00e9 int\u00e9rieure, ses pattes d&rsquo;oies autour du torse c&rsquo;est mon capitole retraite, le Paul avec l&rsquo;Eluard, grimpant les escaliers des arcs-en-ciel, sans mes soufflets du quotidien, \u00e0 tirer le Char sans harnais en vue du Roberto Juarroz vertical..<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em>\u00ab Ici, la nature \u00e9tait une chose sauvage, effroyable, et pourtant belle. Je regardais avec une crainte m\u00eal\u00e9e d&rsquo;admiration le sol sur lequel je marchais pour observer la forme, le mat\u00e9riau et le travail des Puissances. C&rsquo;\u00e9tait l\u00e0, cette terre dont on nous a parl\u00e9, faite de chaos et de t\u00e9n\u00e8bres. Ici, nul jardin pour l&rsquo;homme, mais le globe intact. Ni pelouse, ni p\u00e2ture, ni prairie, ni bois, ni pr\u00e9, ni terre labour\u00e9e, ni friche, c&rsquo;\u00e9tait la surface fra\u00eeche et naturelle de la plan\u00e8te terre, telle qu&rsquo;elle fut faite pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 des temps afin d&rsquo;\u00eatre, croyons nous, la demeure de l&rsquo;homme. Ainsi la nature l&rsquo;a con\u00e7ue et ainsi l&rsquo;homme en use, s&rsquo;il le peut. Mais il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 cr\u00e9e pour lui \u00eatre associ\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait une mati\u00e8re vaste et terrifiante (Et non la Terre m\u00e8re), elle n&rsquo;\u00e9tait pas faite pour qu&rsquo;on y marche et pour qu&rsquo;on y soit enterr\u00e9. Non, ce serait encore se montrer trop familier que de laisser ses os y reposer. Si c&rsquo;\u00e9tait une demeure, c&rsquo;\u00e9tait celle de la n\u00e9cessit\u00e9 et du destin. On pouvait clairement sentir \u00e0 cet endroit la pr\u00e9sence d&rsquo;une force qui n&rsquo;\u00e9tait pas tenue de se montrer bienveillante envers l&rsquo;homme. C&rsquo;\u00e9tait un lieu de paganisme et de rites superstitieux destin\u00e9 \u00e0 des \u00eatres plus proches des rochers et des b\u00eates sauvages que nous le sommes&#8230;Que sont les myriades d&rsquo;objets singuliers d&rsquo;un mus\u00e9e aupr\u00e8s de la surface d&rsquo;une \u00e9toile, aupr\u00e8s de quelque objet dur dans sa gangue ? Je suis l\u00e0 et je regarde avec respect mon corps; cette mati\u00e8re \u00e0 laquelle je suis li\u00e9 me semble maintenant tellement \u00e9trange. Je ne crains pas les esprits, les fant\u00f4mes (j&rsquo;en suis un), comme pourrait le faire mon corps, je crains les corps, je tremble d&rsquo;en rencontrer. Qu&rsquo;est ce que ce Titan qui me poss\u00e8de ? Parlons des myst\u00e8res! Pensons \u00e0 notre vie dans la nature, dont nous voyons la mati\u00e8re et avec laquelle nous sommes en contact chaque jour! Rocs, arbres, souffle du vent sur nos jours! La terre solide! Le monde r\u00e9el! Le sens commun! En contact, en contact! Qui sommes-nous? O\u00f9 sommes-nous?\u00bb<\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em>Henry David Thoreau, Ktaadn.<\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">J&rsquo;ai l&rsquo;amour chevill\u00e9 au corps et ne suis qu&rsquo;un sauvage qui cultive le bonheur par irrigation de larmes. Rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un passant qui s&rsquo;attarde au bord de la voix des arbres \u00e0 m\u00e9diter les paroles du vent dans les feuilles. Savoir que je ne laisserai rien de moi donne plus que de la prosp\u00e9rit\u00e9 au pr\u00e9sent quotidien. Non de mon \u00c2me je n&rsquo;efface rien de ce qui s&rsquo;est inscrit en son creux<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Alain Niala \u2013 5\u00a0Mars 2017<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"356\" data-permalink=\"https:\/\/alainnialablog.com\/?attachment_id=356\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alainnialablog.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/le-peintre-habite-2010-niala-2-002.jpg?fit=1000%2C1178&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1000,1178\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;3.3&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;DMC-TZ7&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1287748369&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.1&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;80&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.02&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"le-peintre-habite-2010-niala-2-002\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/alainnialablog.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/le-peintre-habite-2010-niala-2-002.jpg?fit=676%2C796&amp;ssl=1\" class=\"alignnone size-full wp-image-356\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/alainnialablog.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/le-peintre-habite-2010-niala-2-002.jpg?resize=676%2C796&#038;ssl=1\" alt=\"le-peintre-habite-2010-niala-2-002\" width=\"676\" height=\"796\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align:center;\" align=\"JUSTIFY\">\u00a0Le Peintre Habit\u00e9 &#8211; 2010 &#8211; Niala &#8211; Acrylique s\/toile 55&#215;46<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE PEINTRE HABITE Saurai-je dire ce tableau, le parler dans tout son silence ? 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