« AURORE VENUE » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 40X50

« AURORE VENUE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 40X50

Venue du bois que l’herminette initie

et du presse-étoupe qui colmate le passage des larmes nocives

Au plus sombre de l’heur

Bord à bord au naufrage

Dans un bouquet lumineux mêlé d’échafaudages, fenêtres, perrons, échelles de cordes, terres d’ocres et gués de nénuphars, anémones, marguerites, menthes et lins au coeur de l’herbe folle, hissent aux souches la canopée, où la couleur est à l’aile de l’arc-en-ciel volatile se nourrissant en plongeant dans les rivières, à la pêche de ce sel qui porte aux vergues respirer cette pureté innocente d’une enfance maintenue au fil du temps

La claie pour dessus de panier, mettant en dehors des intrigues et complots d’une humanité faussaire

L’oeil double sous la percée de sa vrille

Le nez cassant la coque à la recherche du noyau dans le brou

Les doigts au nouage du trémail pour aller au plus profond drainer le fond

Ce qui meurt tiendra sa tare pour responsable, la vie est hors-d’âge au chantier de la nature où l’homme passe sans s’installer.

Niala-Loisobleu

13 Décembre 2021

« DES FLEURS POUR SEUL FRUIT » – NIALA 2021 – Acrylique 60×80

« DES FLEURS POUR SEUL FRUIT »

NIALA

2021

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 60X80

Les 3 coups du gendarme en écartant le stérile du rideau qui bourgeonne aimantent en scène

cet horizon qui aspire à la vie originelle

De mille et une odeurs au tapis

Vole

Vole

Vole !

De Grasse

du compotier au palais que ton triangle herbe de cet arôme propre à la femme

Fenaison qui vît courir les sauvages gibiers par hordes et troupeaux au point d’en saisir la main par paume afin d’immortaliser l’éternel dans sa grotte

Pariétal frisson dont je retiens la moelle-épinière en colonne pyrénéenne comme autan de danses catalanes à l’accent d’oc

Niala-Loisobleu .

7 Décembre 2021

« FOR INTERIEUR » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 60X80

« FOR INTERIEUR »

NIALA

2021

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 80X60

L’appui de fenêtre placé au gel se fait propice pour les peaux fanées de la morosité, rentrer le linge et exposer ces maux sans joie

En mon for intérieur j’ai conscience du sens à donner à la foi

Chaleur interne que les micas de la salamandre dévoilent où des cendres le phénix a refusé de se rendre ailleurs qu’au retour de la joie interne

L’automne allume ses ors et ses ocres dans un miracle naturel en lutte contre l’imposture dogmatique

ses fruits sont de quatre-saisons en charrette au caniveau de ce trottoir où l’amour parque quoi qu’il advienne

Cette nuit le rossignol a chanté pour que le merle siffle derrière le coq un autre levé d’anémones.

Niala-Loisobleu – 30 Novembre 2021

« LE FRUITIER » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 60X80

« LE FRUITIER »

NIALA

2021

ACRYLIQUE

SOUS/VERRE 6OX80

Brins que balles poursuivent

d’un tir mortel

Cherchent leur grange en saison d’automne

Le peintre en filant un gilet de survie tire

l’haleine du doux tapis mordoré comme croyant au miracle de l’ocre

Des glycines pendues, par les jasmins vaporeux de parfum, les roses et les trémières que l’oiseau transplante, ourlent l’iris en plein bocage

Un regard allié des deux genres au creuset

Folie raisonnée

Le train au troisième sifflet tombe le chapeau et pénètre en résistance

Sillon s’aimait comme la nature s’était simplement organisée, sans nom de dieu consulter l’homme,

en proue dans ton estuaire notre bateau ne perdrait pas ses jambes

A l’enfant qui sème laissons le commandement

Petite-Mort t’es la Vie, l’Abeille

Niala-Loisobleu.

26 Novembre 2021

« POUR TENIR L’ABEIBEILLE EN VIE »- NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/VERRE 60X80

« POUR TENIR L’ABEIBEILLE

EN VIE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE S/VERRE 60X80

Depuis les arbres dont la coiffure flotte à rougeoyer

sans que la posture appelle à protester

Depuis les arbres dont la coiffure flotte à rougeoyer

sans que la posture appelle à protester

la Reine

est reçue dans toute la dignité de son oeuvre

Chant de fleurs

mielleux bégaiement

Tous les enfants présents à la ronde

se laissent porter sans craintes

Les harmonicas chromatisent le souffle pour le petit-moulin

qu’un sureau évidé vient nouer d’harmonie

A la rive

cette eau qui veut demeurer toujours la m’aime

à couler

Pendant que l’oiseau veille à polir les pierres de la ruche.

Niala-Loisobleu .

16 Novembre 2021