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ATELIER & MURMURES 9

ATELIER & MURMURES 9

Image de complaisance d’un hasard d’eux

itinéraire

les jours naviguent sous pavillon noir

m’aime quand il fait beau

Il faut traverser le miroir des « ah les l’où êtes »

jusqu’à trouver le bon pore

pour y reconnaître au cap et d’épais

le réel

protégé par le mimétisme

de l’authentique des finitions exprimées.

Alain Niala – 11 Mars 2017

P1050250

Atelier et Murmures 9 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé encadré s/verre 30×40

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ATELIER & MURMURES 8

ATELIER & MURMURES 8

L’extérieur dispense le chaud et l’effroi au gré d’un mois capricieux dans lequel celui de l’égo va-et-vient. Nouvelle lune, la voix lactée se fait un sans d’encre.

Les murmures de l’Atelier sont soumis à d’inévitables variations que la bulle tient à distance sans pouvoir éliminer en totalité les effets d’ô d’heurts aux retors desseins.

Ma Muse

je te traverse

par le vert de tes yeux, où j’alpe mes ressources en période de sécheresse

roussi des incendies criminels

dans l’occupation des sols de la gamme

qui fausse l’orchestration symphonique

Passent des costumes de comédie, robes aux fleurs de sel que des guenilles tentent de faner d’un fade ajouté

Oh, ces lancinants cortèges de fourmis montées sur échasses montrant le jaunissement de sourires en papier-mâché exigeant la dialyse de reins salaces portés par un libidineux ersatz d’amour. La morue se faisant la carène de la blanche d’eau douce, ça tord l’étalon sur le trottoir de la vulgarité

Il y a toujours un  oeil clair au fond du sombre couloir quand la douleur oblige à en passer par elle pour différencier la nature intrinsèque du bien et du mal

Nuance,

ô divine différence qui fait la nécessité du pieux mensonge pour atténuer la cruauté d’une vérité sans pitié

Aimer c’est reconnaître

ce n’est pas tricher.

Alain Niala – 10 Mars 2017

P1050254

Atelier et Murmures 8 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé encadré s/verre 30×40

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LA PARENTHESE 1

LA PARENTHESE 1

Toute cette poussière et un chemin qui a perdu ses pieds

Voilà bien l’image d’un faux-bois

Que l’intacte beauté se refuse à reconnaître

Et moi

Vagabond couvert d’une naturelle pigmentation

Comme bien d’autres

J’ai sous l’écorce la même sève qui ne demande qu’à circuler librement

La lune est grosse

Il faut la laisser accoucher son naturel

Sur ses draps froissés par le vent qui l’a roulé d’un flanc de la colline à l’autre

Elle a maculé les rayures de cotonnade

Du ru de son ventre alpage

Ouvert à tous les passages de l’étoile de son berger

Laissant les brins de son gazon

En quête de myosotis se laisser faire des tresses

Pour tremper le rivage des muscs apportés par la marée montante

Et ne plus voir que la course du ciel

La nuque au coussin d’un nuage atterri

Tirer l’aiguille dans la dentelle des branches

Sous la jupe des feuilles

Pendant qu’à lever la voile au mas des oliviers

Cette double envolée de colombes

Dégrafe la cage du poitrail

D’une seule respiration

Sautant entre les cordes des talons frappant le sol

L’échine violoncelle

Âme grande ouverte aux râles de l’archet

Du m’aime ancestral cri

Qui fendit la gangue au triangle de la poésie

A porter au plus loin le fruit du noyau

Par l’intime poussée créatrice…

Alain Niala

2014

P1030804

La Parenthèse 1 (Série Entre Mais et Si On…) 2014 – Niala – Acrylique s/toile 55×46