L’EPOQUE 2020/14 « TOUJOURS A BONNE DISTANCE »

L’EPOQUE 2020/14 « TOUJOURS A BONNE DISTANCE »

 

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quatorzième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : TOUJOURS À  BONNE DISTANCE. Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa..

P1060135
 

L’EPOQUE 2020/14

« TOUJOURS A BONNE DISTANCE »NialaAcrylique s/toile 61×46

Et c’est dans le brasier

Fauve de la nudité

Des âmes que j’ai trouvé

Le sexe géant et rudoyé

De l’espoir son pourpre

Et sa plaie Ma liberté

Scandaleuse doucement cambrée

Sur la partition du poème

C’est assez pour me proclamer

Innocent L’amande changeante

Des yeux dont nous sommes tour à tour l’élan

Et le sourire étreint le midi des choses nues

Gouvernées par le même éclair

Le même nombre et les mêmes symboles

Au heurtoir de l’infini

Je frappe un rêve qui n’en finit plus

De s’écrire

De la mangeoire de l’enfance

Au rose d’une aisselle peu craintive

Et décemment possédée

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/13 EX-VOTO: JE T’AIME, TAIS-TOI

IMG-4978 (3)
L’EPOQUE 2020/13 – EX-VOTO: JE T’AIME,TAIS-TOI – NIALA – ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

L’EPOQUE 2020/13
EX-VOTO:
JE T’AIME, TAIS-TOI

Le soleil joue à cache-cache et s’y compte jusqu’à sans

tout ce que vous voudrez à la seule exception de la poétesse

 

L’enfant rit

-Faut-être idiot pour croire qu’un arbre ça ne pousse que dans l’encombrement

Puis il rit

Ernesto l’a rejoint avec ses dominos à lui, son roulement à billes, son cheval à bascule et son tricycle, la table des 9 en tremble – elle a pas tort – l’oiseau s’est glissé pour testamenter

Présente dans le suiveur du soleil, elle est là à sa pêche tout en ô

fébrile, lascive, tendre, maternelle, amante, et pouls et pouls et pouls

racontent les seins en courant d’un bout à l’autre d’une maison, de ses arbres à fruits et surtout à soie

La mer dans son étendue fait drap

à proue

en sel

dunes dehors

sans palisses pour culotte

si nue que le panicaut est au ventre à chanter son chardon violet, un autre jour il sera giroflée avant d’une envie de lis de mer, l’endroit est d’une salinité élevée faut en appeler à la claire de l’ostréiculteur

Et l’euphorbe lui va s’emparer de l’intérieur des cuisses, son rival le liseron des dunes viendra compléter la Belle-Jardinière

le bouquet fera merveille en photosynthèse

Voilà les yeux grand écran

mon scoop, ma veillée bavarde pour un taiseux, le bois craque dans la cheminée ou guitare sur la plage, les cordes rauquent, les mains claquent, les talons frappent, le bougainvillier la gagne, la fontaine l’élève, les tapas périmètrent la place des vagues, c’est chaud

le bateau papier-musique orgue de Barbara attrape le vent pour s’exprimer

Chaud comme on reste

la mort peut venir elle ne pourra s’offrir cette vie

raison pour laquelle il me fallait dire seul le N°13, ma chance, puisqu’il couche le cheval contre ta peau, Ma

Que cette Lune nouvelle et pleine en Taureau accouche…

 

Niala-Loisobleu – 23 Avril 2020

L’EPOQUE 2020/12 – « LE COQ BLEU »

L’EPOQUE 2020/12 – « LE COQ BLEU »

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le douzième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE COQ BLEU . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

le coq bleu

L’EPOQUE 2020/12  « LE COQ BLEU » Niala Acrylique s/toile 81×65

 

Quelque chose nuit à l’allure

Et voudrait nous tirer par le calme du lit

Pour nous mettre dans un film d’aventures

Les sursauts d’une vie qui joue à cache-cache

Avec notre enthousiasme exigeant

J’ai remis au jardin Ma continuelle

Le coq bleu de nos balises

Sorti de mon chapeau l’oiseau jaune du printemps

Qui nous immunise contre les poumons insuffisants

À respirer d’un seul coup tout le ciel

Je redonnerai à l’enfant de notre déraison

Son droit naturel à s’établir ici l’hier

Dans l’aujourd’hui

À sa bouche l’hirondelle d’une chanson

Ombre et soleil un arbre à poèmes

En toute saison poussé

Sur notre orgueil insulaire

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/11: LE CAPITAINE

L’EPOQUE 2020/11: LE CAPITAINE

Après les Époques 2018 et 2019, voici le onzième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : LE CAPITAINE . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

P1060119

L’EPOQUE 2020/11 « Le Capitaine » Niala Acrylique s/toile 46×38

De cabotages en cabotages

Nous rentrerons au port par la gauche

La barbe me mangera le visage

Je grignoterai le sel de tes années

Nous garderons la vague encore

Mais nous l’aurons domptée

Après l’addition des jours sans rien trouver

Après les tempêtes vêtues de robes à la poupe

Nous déposerons nos bleues veinules dans les sables

Comme un mal de mer rentré dans le pouls

Qui tremperait longtemps ses silences

Je pratiquerai la pêche au lamparo

Sur la mouette vive de ton dos

Et te coifferai d’étoupe

Nous nous serons trompés de siècle

Mais pas de maison

Nous voilà avec des cristaux de roche

Dans les poissons de nos paumes

Des oiseaux de mer s’élèvent de nos poumons

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/10: LA POITRINE DES ANGES

L’EPOQUE 2020/10: LA POITRINE DES ANGES

Après les Époques 2018 et 2019, voici le dixième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LA POITRINE DES ANGES . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

P1060114

L’EPOQUE 2020/10″La poitrine des Anges »NialaAcrylique s/toile 61×46

Je t’aurais aimée

Et le ciel déborde jusque dans les maisons

Avec le bourdonnement continu de ses fleurs

De lierre  À la poitrine des anges je viens triturer

De menues prières pour que le môle s’allonge

Vers nos circuits de sel et leurs étranges visions

Je t’aurais aimée

Ton tablier chante la pêche dorée de ton quotidien

Et les nuages n’évoluent qu’en coulisse

Avec leurs trésors à toi seule dédiés

Sur sa pierre tourne le volet vers nos yeux au matin

Des lampistes en quête de vérité et d’habitudes

Sont venus habiter en nombre notre jardin

Et moi je peins ce ciel d’oranges

Pour que tu ne puisses plus douter

Que tu es dans ma vie le fruit gonflé

De toutes mes latitudes

 

BARBARA AUZOU.