L’EPOQUE 2020/28: CELA DOIT S’ENTENDRE

L’EPOQUE 2020/28: CELA DOIT S’ENTENDRE

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-huitième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : CELA DOIT S’ENTENDRE. Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 

P1060186

L’EPOQUE 2020/28 « Cela doit s’entendre Niala Acrylique s/toile 65×54

Sans trêve quotidiennement

moi le dévoreur de lampes

j’interroge l’eau profonde

grande femme incertaine

jusque dans ses brusques détentes

les filaments de ses cheveux

viennent  toujours me surprendre

à la tempe et le temps d’un cri

quand elle s’amuse à pêcher

avec un jonc sa robe d’écume

me frôle je repars à la nage

chercher encore ce qui fonde

le receptacle de toute une vie

et ça bat des larmes et ça submerge

ce souffle tendre et ambitieux

qui nous réinvente l’amour fort

c’est l’amour fou j’y bois à genoux

il est si rond de ses ondes

cet indicible parler clair

que cela doit s’entendre

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/27: LE CHANT DE LA MUE 2

L’EPOQUE 2020/27: LE CHANT DE LA MUE 2

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-septième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE CHANT DE LA MUE 2 Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/27 « Chant de la Mue 2 » Niala Acrylique s/toile 61×50

Laissons nos valises depuis longtemps éventrées

Danser avec les poissons semant partout leur frai

Et nos gestes amples de leurs marges d’eaux

Connaître l’euphorie des allaités  la racine soudaine

La surprenante balise où s’arrime encore l’oiseau

À bascule de tes berges  les purs propos

De la mer musicalisent déjà l’aube de tes yeux

Ivres d’un festin joyeux rompus par les ans

Au maritime et exigeant exercice de vivre

Violon écueil le fond qui chante la forme qui rit

Dans l’abondance de l’eau vive je te cueille

Et te rassemble au plus près de te perdre

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/25: LE CHANT DE LA MUE 1

L’EPOQUE 2020/25: LE CHANT DE LA MUE 1

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE CHANT DE LA MUE 1 Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

P1060179

L’EPOQUE 2020/25″Chant de la Mue 1″NialaAcrylique s/toile 33×41

Ton matin limpide

Derrière ma fenêtre close

C’est ma voie militante

Mon parterre de roses

Tu donnes à voir et je vois

L’oiseau désencagé de ton jardin

Ses feuilles haletantes

Trop longtemps touchées par la main du heurt

Et la tentation mystique que j’y bois

C’est le désir et la douleur qui pactisent en toi

L’humus premier d’un regard allongé

Qui questionne l’expérience juste

Pour une liberté vraie et pudique

Les torrents de l’été restent sans voix

Quand partout résonne le chant de leur mue

La raison est une peau morte à genoux

Nue attentive dans les basilics

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/24: CHIENS DE PRAIRIES 2

L’EPOQUE 2020/24: CHIENS DE PRAIRIES 2

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : CHIENS DE PRAIRIES 2 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

P1060169

                 L’EPOQUE 2020/24″Chiens de prairies 2″NialaAcrylique s/toile 33×41

Je t’emporterai dans mes bras

Poignante présence

Le mors obscur qui nous retient

Se détendra sous nos pas

Il pousse des arbres dans notre respiration commune

De grands peupliers à l’ailleurs démesuré

Ajoutés à ta peau ajoutés à tes mains

Escortées toujours d’un surplus de lunes

Partout on plante des fleurs sur notre endurance

Et sur la prairie de tes yeux tes yeux et leur tendresse canine

A croire qu’on peut tout par amour

Et puis surtout tes mots pour le dire

Leur dire de sel à laisser

La soif vacante

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/23: LES CHIENS DE PRAIRIES 1

 

L’EPOQUE 2020/23: LES CHIENS DE PRAIRIES 1

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-troisième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES CHIENS DE PRAIRIES 1 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

    L’EPOQUE 2020/23″Les chiens de prairies 1″NialaAcrylique s/toile 35×24

 

 

 

Les arbres ondulent

Se plissent c’est pour nous

Les miettes de l’entendement

Qu’ils jettent au vent complice

Et tu les ramasses à genoux

Avant qu’elles ne pénètrent 

Les entrailles de la pierre

Chaque fois la terre se creuse

Plus profond dans le clair

D’une couleur qu’on n’arrête plus

Près de toi noir un grand chien

Qui te sait heureuse

Monte la garde dans un coin

De l’indicible qu’il a mordu

Au rebond

 

 

Barbara Auzou.