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LA PETITE BÊTE NOIRE

LA PETITE BÊTE NOIRE

Violent comme une peste pleine dedans, l’Immonde, abject, avilissant, cracra, dégoûtant, dégradant, fétide, hideux, honteux, impur, infâme, infect, inhumain, innommable, inqualifiable,  lâche, laid, malpropre, méprisable, maudit, nauséabond nauséeux, obcène, odieux, ordurier, puant, répugnant, répulsif, sordide et turpide PIRATE , a investi ma demeure…

Au matin d’un jour où mes Amis allaient me croire indigent et en danger …l’enflure leur ayant mis dans la trompe, l’Eustache qui poigne hard…oh puti de branle-bas, si t’arrives à jouir t’es juste bon à jeter comme l’ordure…

Alors enfourchant la sorcière dans un ballet loin d’être rose, je bottais la salope en touche ! Et yop, ça boum !

Comme agacé à l’aiguillon au charnu de mon corps, je pris la niaque et en profitai pour redresser les bretelles de mes chaussettes mises à mal ces temps-ci par une cascade de coups foireux. Non mais ça va bien, suffit, j’veux pas qu’on m’prenne pour un jambon.

Sitôt l’affaire réglée, j’ai rentré dans les ordres, en faisant l’Amour en tête !

J’ai peint mes Bons, grâce à votre réconfort que ça  été que de l’énergie positive, j’ai fait l’oeil bleu et l’autre soleil, c’est bon comme chez-Nous, m’a-t-ailes illico répondu !

Alain Niala – 3 Mars 2017

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POURQUOI CE BLOG ? POUR LE MOUVEMENT

POURQUOI CE BLOG ?

POUR LE MOUVEMENT

La vie me semble charrier plus d’épaves au sens figuré, que de signes de vie au sens propre. L’expérience que j’en ai est assez longue pour me donner un avis fondé sur l’expérience. On ne peut vivre sans AIMER. Aimer c’est croire, pour faire, pour donner, pour partager. La Vie est donc Mouvement. Et le mouvement est Energie Positive.

Ce que je peins et écris, ne sont pas des mots jetés au hasard, ce sont les actes de ma volonté d’Être quelque soit le temps qu’il fait.

D’un vélo je fais le tapis-volant de mes voyages vers l’Ailleurs. En quête d’Absolu. Le Rêve m’a rendu lucide en gardant l’innocence qui fait tenir debout. Je suis créatif en tout.

Alain Niala – 1er Mars 2017

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Mouvement

Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,
Le gouffre à l’étambot,
La célérité de la rampe,
L’énorme passade du courant,
Mènent par les lumières inouïes
Et la nouveauté chimique
Les voyageurs entourés des trombes du val
Et du strom.

Ce sont les conquérants du monde
Cherchant la fortune chimique personnelle ;
Le sport et le confort voyagent avec eux ;
Ils emmènent l’éducation
Des races, des classes et des bêtes, sur ce vaisseau.
Repos et vertige
A la lumière diluvienne,
Aux terribles soirs d’étude.

Car de la causerie parmi les appareils, le sang, les fleurs, le feu, les bijoux,
Des comptes agités à ce bord fuyard,
– On voit, roulant comme une digue au-delà de la route hydraulique motrice,
Monstrueux, s’éclairant sans fin, – leur stock d’études ;
Eux chassés dans l’extase harmonique,
Et l’héroïsme de la découverte.
Aux accidents atmosphériques les plus surprenants,
Un couple de jeunesse s’isole sur l’arche,
– Est-ce ancienne sauvagerie qu’on pardonne ? –
Et chante et se poste.

Arthur Rimbaud

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TABLEAU DE BORD 1

TABLEAU DE BORD 1

Sous ce titre je vais à la pêche dans mes billets suivant l’évènement marquant du jour qui vient coller avec mes prémonitions passées.

A BORD DE L’AUTRE REGARD 1 & 2

– Une en vie de changer le NIL des choses ?

– P’t’être ben, à force de vent se voir derrière, peut porter à réfléchir. Quand c’est la guerre, au fond du trou d’l’ô bu, le merle ictère se déjaunit la pensée, en s’efforçant de se voir en paix

J’m’as souviens , c’était y a pas si longtemps, le tant des « Arbres Bleus et des Jardins Soleil»…j’m’en pique un rappel…

A peine levé j’entendis un bruit insolite traverser ma pensée. Non cette fois ce n’était pas la Générale des Eaux qui se rejouait Austerlitz en défonçant la chaussée, le tuyau de plomb sabre au clair. Alors les voisins sont absents, c’est donc pas eux qui se crêpent pour Mardi-Gras. Un petit détail attira soudain mon attention. Dans l’entrée le duffel-coat n’était plus là, à sa place un chapeau de paille sans moufle ni passe-montagne, regardait une paire de sandales posée en dessous d’une chemise à fleurs qui étalait ses manches bien au-delà du parterre. Des violets pris à bras de jaunes coulaient à plein verts, comme une bacchanale qui se serait sentie soif de changement. Même la tapisserie semblait délavée, la fenêtre se prenait dans le rebord du balcon, tellement elle se sentait perdue. Elle ne reconnaissait plus rien, qu’elle lève la tête , qu’elle la tourne, ou qu’elle l’abaisse, le ciel n’éclairait plus du même lustre, les maisons étaient-elles là hier, et la musique ? Non je ne rêve pas dit-elle, ça se saurait si j’avais fait entrer une armoire dans le tas de cartons où mes affaires transitent. On me l’aurait dit si des peintres avaient labouré la cour et repeint la cave en grenier, quand même j’ai conscience d’être chez moi en même temps que je suis sûre d’en être sorti. J’ai vu passer des gens célèbres en compagnie de petits enfants la mémoire grande ouverte. J’ai entendu une très forte émotion ébranler l’escalier en montant dans le train qui me ramenait de la mer, où je laissais la cabane au ponton des voiles qui se lèveraient sur un nouveau cap. J’ai senti que les mauvaises odeurs de friture du poste se mettaient à bronzer sous un vent chargé d’iode. Puis par transparence, sans qu’elle s’ouvre, la grande porte m’a montré des étendues de campagne douces, si protectrices avec leurs arbres forts, que ma main s’est posée sur la béquille, un pied a suivi l’autre, je suis passé de l’autre côté de mes peurs.

Toute la nature est prise dune frénésie si calme, que je me sens porté par un printemps magique. Me voici devant mes « Arbres Bleus et mes Jardins Soleil ».

Mon Pt’tit-Gars, comme à peindre je peux vivre sans m’inventer de faux-prétextes, c’est si beau cet Univers vu d’en haut!

Ce monde, grouillant d’un vide absolu, est d’une richesse ignorée des m’as-tu-vu, Il fait rassurant d’y revenir,

Loisobleu – 4 Septembre 2012

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Les Arbres Bleus 1 – 2012 – Niala – Acrylique s/toile 65×50

Voilà je des barques épris ponton. Détaché de l’ancre.

Bien mal à quai ne profite jamais.

Plutôt que les oh de hurle-vent qui sinistrosent les futaies, en cassant les bras des arbres qui ne demandaient qu’à bien faire, j’ai choisi l’ache pour me dire céleri qui met le pot-au-feu. Et d’un mouvement de largage la grand-voile, a poussé plus loin que le nez du vague , le sommet de la hune en ordonnant à l’édito de se réduire la grosseur de l’horreur en titre.

Quoi qu’il arrive, après que j’aurai mourru, je m’endormirai plus tranquille d’avoir d’un autre bleu nouveau, repeint le ciel.

Loisobleu – 7 Février 2014

Ce mois de Février  2017 se termine aujourd’hui. Je suis dans une attente toute aussi intense qu’il y a trois ans. Ce soir un enfant rentre d’un long voyage, demain sera signe d’un départ. Une impatience compréhensible nous habite. Il faut que la lumière qui est tenue en veilleuse jaillisse.

Alain Niala – 28 Février 2017